dimanche 27 décembre 2015

Le palais des ombres

Auteur : Maxence Fermine
 Editions : Michel Lafon
            Parution :  Octobre 2014














Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu'il soit devenu fou, lui annonce son décès et l'héritage qu'il lui lègue : l'énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l'image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l'issue pourrait le changer à jamais..



Le palais des ombres, un livre qui m'a tout de suite intriguée de par son résumé qui promet une ambiance glauque avec une histoire bien inquiétante.

La maison et le père de Nathan sont deux grands points forts de l'histoire qui nous emportent dès la première page.  Une maison et un propriétaire énigmatiques au départ on peut  se dire que l'un ne va pas sans l'autre mais plus on avance dans l'histoire et plus on se rend compte que leurs histoires sont bien plus profondes et liées d'une façon  plutôt étranges.

 Nathan voit sa vie bouleversée par un héritage qui pour lui n'a ni queue ni tête puisqu'il doit respecter des clauses très étranges comme par exemple attendre 10 années pour revendre la maison et retrouver un manuscrit. Quand il accepte il est loin de se douter qu'il se met dans une galère sans nom, va commencer d'étranges rencontres, l'ombre d'un homme qui va le suivre partout et surtout la découverte de la fameuse maison que l'on dit hantée.

Sachez que lorsque l'on commence cette histoire, nous rentrons au sein d'un jeu de piste géant dans lequel aucun indice ne doit être mis de côté et croyez-moi la cadence est rude et la patience est de mise. L'auteur instaure une véritable ambiance oppressante et fait tourner ses lecteurs en bourrique comme il le fait avec Nathan, celui-ci a beau aller à droite et à gauche, retourner toutes les possibilités dans sa tête en se démenant comme un beau diable, rien n'y fait jusqu'au bout nous sommes tenu(e)s en haleine.

Au cours du récit plusieurs personnages plus ou moins bizarres font leur  entrées comme par exemple Justin Balmat l'éditeur du père de Nathan, un homme sûr de lui prêt à tout pour que Nathan retrouve le fameux manuscrit afin qu'il le fasse éditer  et qu'il soit rembourser de la somme qui avait été avancée, la tension entre les deux hommes est telle qu'on ne sait pas comment va finir cette histoire, (à part quand on finit le livre :p ) c'est le genre de relation tellement tendue qui m'a fait penser à un funambule en train de marcher sur son fil, vous voyez le genre?
Par contre, Je ne suis pas fan des histoires avec trop de personnages et pour le coup à mon goût il y'en avait un chouilla trop parce que je n'ai pas retenu certains d'entres eux, juste les principaux mais je me suis vue parfois revenir en arrière pour vérifier qui était qui.

Le dénouement quant à lui fait l'effet d'un feu d'artifice, juste splendide tout ce à quoi on ne s'attend pas finalement on l'a  et on s'aperçoit qu'en fait derrière tous ces mystères se cache de véritables secrets empoissonnés qui remontent à des années et des années.

Je suis vraiment satisfaite et surprise par cette lecture, je ne m'attendais à rien et au final je referme ce livre et j'ai tout ce que je souhaite dans un bon livre, du suspense, une ecriture fluide, une imagination incroyable, une intrigue qui tient la route du début à la fin et qui en plus nous mène en bateau, j'aime j'adore j'adhère ! Sans aucun doute, je vous le conseille !





mardi 22 décembre 2015

Revival

Auteur : Stephen King
 Editions : Albin Michel
            Parution :  octobre 2015














La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.
Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens... Et qu’il y a bien des façons de renaître !



Depuis sa sortie je n'attendais qu'une chose pouvoir lire le dernier King, je l'attendais précisément pour Noël quand un miracle s'est  mis au travers de mon chemin (oui, oui carrément). Un week-end  je suis allée dans une trocante et ... il était là à m'attendre sur une étagère, à un prix plus que dérisoire genre moins de 5 euros, inutile de dire que je n'ai pas réfléchis, et que j'ai sauté sur cette occasion de dingue.

Dans ce nouveau roman, nous  faisons connaissance avec Jamie qui  va se replonger dans ses souvenirs d'enfance et nous parler de sa rencontre avec le révérend Charles Jacob un homme à première vue  sympathique qui vient de s'installer avec sa femme et son fils à Harlow dans le Maine (le Maine comme d'hab). Très vite Jamie va créer des liens forts avec cet homme qui inspire confiance à toute la communauté et va découvrir que le révérend a une grande passion : l’électricité. Au bout de 3 ans de bons et loyaux services, un événement se produit et cela  pousse Charles Jacob a faire un discours non conforme auprès de sa communauté,  à cause de cette erreur il va se faire éjecter. Plus personne n'entendra parler de lui jusqu'au jour où 30 ans plus tard Jamie va recroiser son chemin à ses risques et périls.

Encore une fois Stephen King m'épate, c'est à chaque fois un plaisir de découvrir ses nouveaux livres et encore plus de les dévorer en un rien de temps grâce à une écriture envoûtante. On retrouve avec ce roman cette écriture familière et fluide qui lui est propre, beaucoup de descriptions, habituellement autant de descriptions ce n'est pas ma tasse de thé, mais avec SK c'est différent pourquoi? peut-être parce que ces descriptions font durer le plaisir ^^ 

Niveau personnages comme d'habitude nous avons affaire à des êtres torturés et souvent  addict : Jamie à l'âge adulte se retrouve sous l'empire de la drogue et de l'alcool, tandis que Charles Jacob est obnubilé par l’électricité. Deux personnages que j'ai adorés même s'il faut bien le dire Charles Jacob est un véritable fanatique sans limite près à tout pour arriver à ses fins quitte à commettre le pire et l'inimaginable mais bon j'avoue quand même avoir un faible pour ce genre de personnage fou :P

Derrière cette histoire sont dénoncés bien sûr tous les dangers que le fanatisme peut faire faire et peut provoquer, l'aveuglement par la religion qui peut amener des croyants à écouter et croire n'importe quoi sans réfléchir de son  propre chef et bien sûr les dangers des expérimentations scientifiques qui ont leurs limites au même titre que la nature.

Le défaut majeur de ce livre est sa couverture pourtant bien  réalisée et collant à la perfection  avec l'histoire mais elle est trop fine et du coup elle se plie aux extrémités ce qui peut faire penser que les livres a été abîmé alors que ce n'est pas du tout le cas.

Encore une fois Stephen King nous sert sur un plateau d'argent un excellent roman, que l'on peine à quitter. Je ne dirai pas que c'est un coup de foudre... mais presque !


lundi 21 décembre 2015

"Veux-tu une nouvelle maman?"

Auteures : Hazel et  Adeline Fortin
 Editions : La Boite à Pandore
            Parution :  novembre 2015














Hazel Fortin est née en 1990, à Saint-Pétersbourg, en Russie. Après des débuts de vie très chaotiques - mère alcoolique, violente et criminelle - Hazel est adoptée suite à une déchéance parentale. Elle est arrivée en France le 1er janvier 1998, à l'âge de 7 ans. Adeline Fortin, après avoir vécu son enfance à Sarcelles où elle a rencontré et côtoyé diverses populations immigrées, s'est fait la promesse, une fois adulte, d'adopter un enfant. Ce vœu s'est réalisé avec l'arrivée d'une petite fille russe, Hazel. Voici l'histoire de leur rencontre, d'une adoption sur le tard qui les a comblées l'une et l'autre.


Avant de lire ce livre  j'avais aperçu Hazel et Adeline Fortin en train de témoigner sur le plateau de Toute une histoire présenté par Sophie Davant sur France 2 (émission disponible en replay sur YT pour ceux et celles qui seraient intéressé(e)s)



En entendant le témoignage d'Hazel et de sa mère  adoptive Adeline Fortin j'ai été complètement refroidie mais en le lisant, cela a été pire car le livre contient tous les détails qui n'ont pas été dit à l'antenne par manque de temps d'où  l'intérêt  de lire le livre qui est beaucoup plus approfondi et qui nous apporte de plus amples informations.

Mère et fille ont entrepris l'écriture de ce livre à  quatre mains tout en alternant leurs points de vue chose que j'ai vraiment apprécié puisque cela permet de comprendre comment chacune a vécu cette expérience mais aussi de comprendre leurs histoires avant d'en arriver là. 

Hazel a 7 ans lorsque Adeline Fortin vient l'adopter mais avant elle nous raconte ce qu'a été sa vie jusqu'au jour ou elle a été placée dans un orphelinat. C'est totalement écœurant de voir à quel point sa mère biologique a été un monstre avec elle, comment une mère peut abandonner, maltraiter son enfant, le faire vivre dans un taudis, ne pas lui donner à manger ou encore lui taper dessus et le faire assister  à des scènes insoutenables?  C'est ce genre de questions que l'on se pose inévitablement et auxquelles aucune réponse ne peut être donnée car tout cela est tout simplement inacceptable et insupportable.  "Veux-tu une nouvelle maman?" C'est cette question qui va lui être poser à l'orphelinat et la réponse qu'elle va donner qui va faire basculer son destin en rencontrant sa nouvelle mère Adeline.

De son côté Adeline nous parle de la raison qui l'a poussé à adopter un enfant mais aussi des démarches qu'elle a dû entreprendre, le long chemin qu'elle a dû parcourir au niveau des administrations qui on le sait ne sont pas connues pour leur grande rapidité, mais elle nous fait surtout part de l'amour  qu'elle a eu naturellement  pour cette petite fille au passé difficile.

La partie la plus appréciable de ce témoignage est bien sûr d'apprendre comment Hazel a évolué dans ce nouveau pays à côté d'une nouvelle mère, de comprendre tout ce qui a été mis en  place pour qu'elle puisse réapprendre à vivre sereinement mais aussi de savoir qui elle est aujourd'hui : une personne admirable qui a pris une sacrée revanche sur la vie. Une belle leçon !

Grâce à l'histoire de Hazel et Adeline on en apprend davantage sur les démarches de l'adoption, le cheminement chaotique à suivre... C'est un hymne à l'amour, une ode à la vie, ce livre nous montre que dans la vie rien n'est insurmontable et  qu'il reste encore des personnes prêtes à déplacer des montagnes pour le bonheur d'un enfant.

dimanche 20 décembre 2015

Les mensonges ne meurent jamais

Auteur : Séverine de La Croix
 Editions : Michel Lafon
            Parution :  novembre 2014











Une femme qui disparaît.
Un couple en danger.
Les terribles secrets d’une famille.
Un compte à rebours implacable.


J'ai fait l'acquisition de ce livre par le biais de la dernière vente privée Michel Lafon, si je l'ai choisit c'est bien sûr en grand partie grâce au titre et surtout la phrase accrocheuse de Anthony Hope  sur la première de couverture : " Les bonnes familles sont pires que les autres",  intriguant n'est-ce pas? 

Si vous aimez les histoires de famille  remplie de secrets tous plus incroyables les uns que les autres alors il vous faut ce livre et si vous avez déjà vu ou lu la saga Dolmen avec Ingrid Chauvin, Bruno Madinier, Yves Reigner...


vous êtes assurés d'apprécier cette lecture. Personnellement, l'ambiance mise en place dans ce roman m'a fait penser à celle de Dolmen où les secrets des familles sont omniprésents, bien sûr les secrets ne sont pas les mêmes mais ils sont tout aussi impressionnants lors de leur découverte.

Cette histoire est alternée en deux temps : le présent lors de la disparition de Manon et le passé. Au début de l'histoire un élément déclencheur  va venir bouleverser la vie de Manon lorsqu'elle apprend par l'un de ses invités que son oncle a fait de la prison (1er secret  de famille). A partir de cette annonce tout s'enchaîne, notre protagoniste part à la recherche d'informations dans sa famille pendant que son mari Nicolas est tenu à l'écart et ne comprend par ce qui arrive à sa femme, en effet elle s'absente de plus en plus souvent, l'ambiance est tendue lorsqu'ils sont en contact et pour finir elle disparaît. Nicolas va déclarer cette disparition inquiétante auprès de la gendarmerie afin que les recherches soient mises en place, nous voilà ainsi plongés au coeur des terribles secrets de la famille Sagier de Hautefeuille.

J'ai vraiment apprécié cette alternance de temps, les chapitres étant quelque fois longs il était primordial d'instaurer  une dynamique dès le départ sinon l'histoire aurait perdu un tant soit peu de son intérêt, cette façon de procéder  permet aussi une mise en route plus rapide de l'histoire ce qui n'est pas négligeable étant donné que nous sommes sur un roman de "seulement" 300 pages ce qui laisse souvent pour les histoires de famille mêlées à d'autres événements un goût  de trop peu.

Les personnages apportent tous quelque chose dans cette histoire bercée de secrets vraiment glauques, c'en est même incroyable parce que la découverte d'un secret entraîne celle d'un autre et ainsi de suite. Je pense qu'à chaque découverte j'ai dû faire une tête assez bizarre tellement j'étais choquée de voir l'ampleur que tout ça prenait en un rien de temps, j'ai fini ma lecture bouche bée en mode "what the fuck o-O".  C'est compliqué de parler correctement de ce livre parce qu'il est tellement bourré de secrets qu'une seule révélation peut tout gâcher, mais je peux vous certifier que c'est une histoire de MALADE et c'est vraiment rien de le dire.

A travers cette histoire, on peut y voir un  petit message sur l'importance d'être libre  et de ne pas accepter de vivre sous l'emprise d'une personne quelle qu'elle soit mais aussi de comprendre ce qui peut y avoir derrière la jalousie la plus mauvaise d'une personne. C'est aussi une forme de critique des apparences, il ne faut pas se fier aux apparences, l'habit ne fait pas le moine, on ne le dira jamais assez et pour le coup  la phrase de Anthony Hope est véridique.

Gros coup de coeur pour finir cette année, ce roman est incroyable du début à la fin, on n'en laisse pas une miette !


mercredi 16 décembre 2015

Acquittée

Auteur : Alexandra Lange
 Editions : Michel Lafon
            Parution :  octobre 2012















Alexandra Lange, 33 ans, mère de quatre enfants, a été acquittée du meurtre de son mari par la cour d'assises de Douai le 23 mars 2012.
« J'ai voulu montrer le calvaire que vivent des femmes comme moi. Dénoncer le silence de ceux qui savent mais se taisent. Et répondre à ceux qui se demandent pourquoi une femme battue a tant de mal à quitter son tortionnaire. »




C'est un témoignage qui a fait beaucoup parler de lui notamment grâce au téléfilm qui a été adapté d'après le livre, j'attendais de lire ce récit avant de le regarder voilà maintenant chose faite.

Comme dans la plupart des témoignages de femmes victimes de violences conjugales, au début de la relation tout  se passe bien pour Alexandra, elle a 17 ans, est encore à l'école, a quelques soucis avec sa mère avec qui elle ne s'entend pas. Un jour elle rencontre Marcelino bien plus âgé qu'elle et déjà marié mais cela ne l'empêchera pas de s'imposer et de tout quitter du jour au lendemain pour se mettre en couple avec lui. Bien sûr cette situation ne plaira pas à tout le monde et surtout pas aux parents d'Alexandra, pour eux elle gâche son avenir et même s'ils finissent par respecter le choix de leur fille ils n'en resteront pas moins sur leurs gardes n'ayant aucune confiance en cet homme qui promet monts et merveilles quant à l'avenir d'Alexandra mais qui au final cache bien son jeu. 
Effectivement il a bien caché son jeu mais très vite sa véritable nature reprend le dessus, la violence s’immisce petit à petit tel un venin  les coups et les insultes commencent à pleuvoir, c'est le début de la descente aux enfers pendant des années jusqu'à ce fameux soir où pour se défendre Alexandra a commis l'irréparable.

Que dire à part que l'histoire d'Alexandra Lange retourne les tripes. 280 pages pendant lesquelles nous passons par tout un tas de sentiments, j'ai été excédée par le comportement intolérable de ce monstre n'ayant qu'un but détruire la famille qu'il avait construite pour exister. Forcément comme tout être humain équilibré on ne peut s'empêcher de se poser des questions, surtout une : comment peut-on supporter autant de violences pendant tout ce temps? l'auteure y répond franchement et nous dit que les raisons qui l'ont faire tenir étaient qu'il était le père de ses enfants et que jusqu'au dernier moment elle espérait qu'il change. Ce sont des raisons pour lesquelles on pourrait débattre pendant des heures, mais peut-on être objectif lorsque l'on a pas vécu cet enfer?  Pour ma part, je ne pense pas.

Je suis contente d'avoir découvert ce témoignage qui m'a beaucoup refroidie  parce que comme  tous les témoignages concernant les violences conjugales, il n'aurait pas dû voir le jour, aucun être sur terre ne devrait supporter cet enfer, je salue donc le courage  dont elle a fait preuve   et lui souhaite tout le bonheur qu'elle mérite pour la suite de sa vie.


lundi 14 décembre 2015

Amon

Auteur : Jennifer Teege
Nicolas Sellmair
 Editions : 10/18
            Parution :  novembre 2015













Jennifer Teege découvre à 38 ans qu'elle est la petite-fille d'Amon Göth, le sanguinaire commandant du camp de concentration immortalisé par La liste de Schindler. Cette histoire la concerne-t-elle ? Pourquoi sa mère, qui ne lui a jamais parlé, la confie-t-elle à une famille d'accueil qui va l'adopter ? Doit-elle se sentir coupable d'aimer sa grand-mère complice de tous ces crimes ? Que dire à ses enfants, à ses amis juifs ?  Une chose est certaine : son père nigérian lui a donné une couleur de peau qui l'aurait immédiatement condamnée aux yeux de son grand-père.


Dès que j'ai vu ce livre je me suis jetée dessus pour le prendre, parce qu'il faut bien avouer que la phrase sur le petit bandeau est très très intriguante, je ne pouvais évidemment pas repartir sans lui !

  Jennifer Teege va découvrir tardivement et totalement par hasard au détour d'un rayon à la bibliothèque le livre que sa mère biologique a écrit: "La vie de Monika Göth, la fille du commandant de camp de concentration du film la liste de Schindler". Je précise "mère  biologique" parce que l'auteure a en effet été abandonnée par celle-ci alors qu'elle n'avait que un mois et a été adoptée à l'âge de 7 ans. Malgré cet abandon Jennifer connait  sa mère puisqu'elle a pu la revoir durant son enfance mais aussi parce qu'elle a pu avoir accès aux informations que contient son dossier d'adoption. La relation entre elle et sa mère est compliquée et est rythmée  par de grands épisodes de silence durant lesquels Jennifer vit mal la situation et a l'impression d'être encore abandonnée. A la période ou elle découvre ce fameux livre, l'auteure n'a plus de contact avec sa mère, sa vie est chamboulée et se mille et une questions, parce qu'il est évident que sa situation est totalement incroyable... mais vraie, c'est ce qui va la pousser à  faire des recherches sur sa famille maternelle et à aller dans des endroits clés où sa famille a vécu,  une thérapie nécessaire pour que Jennifer puisse se reconstruire et déposer ce fardeau.

Je crois que c'est un des témoignages les plus incroyables que j'ai pu lire jusqu'à présent, tout au long de ma lecture je suis restée bouche bée face à ce récit, qui est  à première vue tellement  improbable mais pourtant bel et bien véridique. On a souvent entendu parler de la vie des enfants de personnes déportées et de leurs difficultés à vivre auprès de parents qui ont connu l'enfer et qui sans le vouloir transmettent leurs angoisses à leurs enfants, mais on a rarement entendu des témoignages de descendants de criminels nazis alors que  pourtant  certains portent un lourd fardeau  et vive avec les horreurs que leurs aïeuls ont commis. L'histoire de Jennifer est d'autant plus terrible que ses origines du côté de son père lui aurait valu une mort certaine  du vivant de son grand-père Amon Göth le fou furieux.  Le cheminement de l'auteure est vraiment fascinant à suivre puisqu'on la découvre au début démunie et effondrée face à cette découverte horrifiante  et à la fin accomplie  et plus légère par cette quête dans laquelle elle s'est lancée en accompagnant des jeunes sur des lieux de mémoire,  en se rendant en Israël,  ou tout simplement en ayant beaucoup de dialogues avec les gens autour d'elle et notamment ses ami(e)s Juifs vis à vis desquels elle avait honte.

Un témoignage que l'on se prend en pleine figure,  à la fois  poignant et tellement fascinant, enrichissant... mais surtout nécessaire parce qu'il est l'exemple même de ce que les secrets de famille engendrent, c'est désormais un de mes témoignages préférés, vraiment je vous le recommande à 200 % !


samedi 12 décembre 2015

24 contes pour attendre Noël

Auteur : Collectif
 Editions : Fleurus
             Parution :  Octobre 2009

En cette période de Noël quoi de mieux que de ressortir des albums aux contes traditionnels indémodables et qui font tellement de bien à nos âmes d'enfants :p

Cet album à l'originalité de pouvoir se lire comme un calendrier  de l'avant, c'est à dire un conte pour chaque jour jusqu'à Noël, une bonne façon de faire  patienter les petits et les grands jusqu'au jour tant attendu.

Mais ce que je tiens surtout à préciser c'est la beauté des illustrations, elles sont incroyablement magnifiques.


Que dire à part que c'est de touuuuute beauté (Céline sors de ce corps), j'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir cet album et à retrouver les contes de mon enfance qui m'ont fait aimer la lecture, j'ai adoré en prendre plein les yeux  avec ces belles couleurs qui incontestablement nous transportent au coeur de la magie de Noël.
Le seul et unique repproche que je ferai c'est la taille de la police d'écriture qui a mon goût est vraiment trop petite pour des enfants  (et je ne dis pas ça parce que je suis miro :p)

Voici un très beau de cadeau  de Noël à offrir aux ptites têtes blondes qui aiment la lecture.
  

jeudi 10 décembre 2015

Sauver sa peau

Auteur : Lisa Gardner
 Editions : le Livre de Poche
             Parution :  Septembre 2011














Sally, Cindy, Lucile… Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans que ses parents lui donnent la moindre explication. Trente ans plus tard, la découverte, dans une chambre souterraine de l’ancien hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes fait la une des journaux. L’une d’elles porte un médaillon au nom d’Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt-cinq ans. Le début surprenant d’un suspense qui ne l’est pas moins…


Tout d'abord, même si j'ai déjà râlé sur Instagram,  je tiens à redire que le logo "livre offert" est totalement mal placé et dégrade la couverture, et puis bon le coup du livre offert que l'on n'a pas le droit de revendre par la suite au final il ne nous appartient pas tant que ça alors que pour l'avoir on a acheté 2 autres livres de poche mouaaiiii, enfin ce n'est que mon avis !

Continuons plus positivement parce que malgré ce défaut, j'ai adoré ce thriller/polar que j'ai laissé traîné un moment dans ma PAL lorsque j'ai compris qu'il faisait partie d'une saga (D.D Warren) de plusieurs tomes, pas biiien. Sauver sa peau est en fait le 2ème tome de la saga, le 1er tome n'a apparemment pas été traduit en Français 
(info piquée sur le blog de Les lectures de Riz-Deux-ZzZ, allez y faire un tour au passage si le coeur vous en dit ^^ ).

Dans cette histoire nous allons suivre Annabelle Granger, un personnage phare de l'histoire puisqu'elle se retrouve au coeur de ce bric à brac bien malgré elle et en parallèle nous suivons une enquête orchestrée par l'inspectrice D.D Warren aidé par l'inspecteur Bobby Dodge suite aux cadavres retrouvés.

Le point fort du récit est l'alternance des points de vue des personnages, mais aussi  l'écriture de l'auteure le tout donne un rythme vraiment efficace, une fois commencé j'ai eu du mal à décrocher parce qu'il faut bien le dire l'intrigue est superbement bien ficelée. Plus on avance dans l'enquête plus tout se complique et bien évidemment le nombre de suspects augmente, je pense avoir suspecté tout le monde avant d'avoir eu le fin mot de l'histoire et je suis tombée de haut au final parce que l'auteure s'amuse bien à nous faire tourner dans tous les sens pour mieux nous faire plonger à la fin. Un coup de maître qui ne m'a pas laissé indifférente et qui m'a persuadée de continuer cette saga passionnante.

En ce qui concerne les personnages, j'ai envie de dire qu'ils vont avec le décor, je les ai tous adoré quoique D.D Warren un peu moins, c'est un personnage pas vraiment aimable limite désagréable par moment mais dans l'histoire certains détails nous font penser que son passé y est pour beaucoup donc à voir par la suite si son caractère s'améliore ou pas.

Au final même si je ne suis pas fan des enquêtes policières et malgré mon appréhension, j'ai découvert avec plaisir cette saga qui a mon avis n'a pas fini de me faire passer de bons moments !


dimanche 6 décembre 2015

Barbe bleue

Auteur : Amélie Nothomb
 Editions : Albin Michel
             Parution :  Août 2012














Au fil du temps, je continue à découvrir les romans d'Amélie Nothomb et ça n'est pas pour me déplaire j'aime la petite touche de folie toujours présente dans ses écrits. Vu le titre vous, vous douterez sûrement que ce roman est une revisite du célèbre conte Barbe Bleue. 

Lorsque l'histoire débute Saturnine est en pleine visite d'un appartement Parisien luxueux, avec un loyer défiant toute concurrence le seul inconvénient est  qu'elle devra partager cet appartement avec un colocataire homme. L'autre inconvénient  c'est que cet homme est réputé comme étant  un meurtrier, en effet toutes les femmes ayant vécu avec lui ont toutes disparues du jour au lendemain. Malgré les mises en garde de certaines personnes Saturnine décide de passer au-dessus de ces accusations infondées et de plutôt profiter de l'opportunité que le luxe peut lui procurer : une vie confortable sans pratiquement  rien débourser.

Comme d'habitude avec les romans de cette  auteure, il ne faut pas s'attendre à un pavé en 169 pages l'histoire est bouclée, sans que l'on reste sur notre faim, c'est une bonne chose ça évite bien des longueurs et du blabla pour rien. En ce qui concerne l'écriture, je l'ai vraiment appréciée, Amélie Nothomb ne s’entache pas de grandes descriptions et favorise les phrases concises elle insère dans son récit beaucoup de dialogues ce qui rend évidemment l'histoire et les personnages beaucoup plus vivants, j'adhère totalement à ce dynamisme.

Derrière ce conte revisité, L'auteure se sert des personnages pour en faire une satire concernant certains passages dans la vie de  couple mais elle met aussi en avant le sujet de la solitude nécessaire lorsque l'on vit à deux.

La plume d'Amélie Nothomb est vraiment agréable à lire et je prends plaisir à savourer chacun de ses romans (comme quoi il ne faut pas dire : fontaine je ne boirai pas de ton eau). Je ne me lasse pas de ses personnages loufoques, ainsi que de son champagne adoré coulant à flot.  Evidemment, je vous conseille ce livre !