lundi 31 août 2015

U4 : Stéphane

Auteur : Vincent  VILLEMINOT
                                                 
                        Editions : Syros
Nathan

                Parution : Août 2015
 Pages :431
Prix : 16.90










Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents.L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous.Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses? 
Stéphane est la fille d'un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu'il a survécu à l'épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d'adolescents qui s'organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.



Je remercie les éditions Nathan pour l'envoi de ce roman ainsi que pour leur confiance et plus particulièrement madame Chauvin.

U4 est une saga composée de 4 tomes, chacun écrit par 4 auteurs différents, et correspondant à 4 personnages qui ont chacun leur histoire mais qui peuvent être amenés à se croiser dans cet univers post apocalyptique. L'originalité de cette saga est qu'il n'y a pas d'ordre précis pour lire un tome, elle peut donc être lue selon nos envies.

J'ai décidé de commencer par le tome écrit par Vincent Villeminot, tout simplement parce que j'étais très intriguée par le personnage de Stéphane. En effet Stéphane est une fille et à la particularité de porter un prénom mixte, que l'on retrouve plus chez les garçons, une véritable surprise quand on s'attend à faire la connaissance d'un protagoniste masculin, un bon point pour l'auteur qui commence donc fort.

Dès le départ, nous sommes plongés dans cet univers macabre, où règnent la mort et le danger, un point positif puisque cela évite que le lecteur s'ennuie comme cela arrive parfois lorsque le déroulement de l'histoire peine à se mettre en place,  cela permet en plus d'instaurer un dynamisme intéressant pour l'histoire. Grâce aux détails (et pas des moindres) on peut facilement se voir au milieu de ce décor tout de même angoissant, c'est le moins que l'on puisse dire.

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Stéphane, qui est une fille de caractère foncièrement indépendante, et débrouillarde pour son âge. Si au début elle tente de s'en sortir seule contre tous, elle comprend vite qu'elle aura besoin de se rallier à d'autres jeunes pour s'en sortir, elle va donc se tourner vers un R-point, point de rencontre permettant aux survivants de recevoir des produits de première nécessité. Elle va rencontrer là-bas des gens, et ensuite apporter son aide grâce à ses connaissances  malgré le fait qu'elle soit contre les règles mises en place par les autorités qui peuvent être violentes, elle fait tout pour s'intégrer dans perdre de vue ses  objectifs : retrouver son  père qu'elle pense encore vivant et se rendre à ce fameux rendez-vous le 24 décembre à Paris lancé par Khronos.

Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur, et je dois bien dire que son écriture accrocheuse ainsi que l'ambiance dans lequel évolue les survivants m'ont totalement conquise. Inutile de préciser que c'est avec plaisir que je continuerai la découverte de cette saga, qui comme l'indiquent les éditions Nathan/Syros est un véritable phénomène de la rentrée littéraire et remportera un véritable succès auprès des jeunes et des moins jeunes.

dimanche 30 août 2015

J'ai mis mon, fils chez les cathos

Auteur : Véronique de BURE
                                                 
                        Editions : France Loisirs

                Parution : Juillet 2015
 Pages :235
Prix : 13.90











Mardi 4 septembre. Dyslexique, T. fait sa rentrée dans un collège catholique des beaux quartiers. L'établissement se présente comme un lieu ouvert, alliant plaisir et modernité, et doté d'enseignants attentifs. Sa mère pense avoir trouvé le collège qui, mieux que l'école publique, saura prendre en compte la différence de son enfant. Elle n'imagine pas ce qui l'attend. Quatre heures de devoirs par jour, jusqu'à dix heures de colle par semaine, humiliations répétées et pression permanente...


En cette période de rentrée, quoi de mieux que de se plonger dans un témoignage ayant pour thème l'école pour se remettre dans le bain même si pour ma part j'ai quitté les bancs de l'école il y'a déjà un moment^^.

Dans ce récit, l'auteure va nous parler de l'année scolaire de son fils T qui va se révéler être une année chaotique pour cet élève atteint de dyslexie qui ne va pas être compris du  corps enseignant, à tel point que son année va au final plus ressembler à un parcours du combattant, plutôt qu'à une simple année scolaire.

Un témoignage qui en dit long sur sur le système éducatif Français, n'acceptant pas les élèves qui ne rentre pas dans "le moule", privilégiant les restrictions au lieu de la communication et n'ayant qu'une chose en tête les résultats de l'établissement pour la réputation de celui-ci au détriment  du bien-être de ses élèves. Je retrouve à travers ce récit beaucoup de vérité et je suis la première à dire que le système scolaire peut avoir un effet dévastateur sur les élèves les plus fragiles. Cependant  soyons clairs,  je ne pense que tous les établissements soient mauvais, comme je ne pense pas non plus que les écoles catholiques soient plus problématiques que les écoles publiques.

Par contre, une question que je me pose : Pourquoi T n'a pas d'auxiliaire de vie scolaire afin de l'accompagner et palier aux difficultés dont il doit faire face, notamment pour la concentration et l'écriture des cours qui semble être compliqués pour lui ? Mystère, cela aurait en grande partie je pense solutionné ses problèmes, je dis bien en partie parce que pour le reste la bêtise de certains de ses professeurs ne peut trouver aucun "remède".

Le récit de Véronique de  Bure est fait de petits chapitres n'excédant pas 5 pages au maximum, ce qui rend sa lecture fluide, et sans longueur à tel point que je n'ai pas vu le temps passé. J'ai lu ce livre en une soirée,  l'intérêt et la qualité étaient bien au rendez-vous. Je conseille ce livre à tous ceux et celles qui pourraient être intéressé(e)s et qui voudraient se faire une opinion sur ce témoignage et sur le thème abordé. A bien noter que la religion n'est pas mise en cause dans ce livre.

samedi 29 août 2015

La femme à la clé

Auteur : Vonne VAN DER MEER
Traductrice : Isabelle ROSSELIN
                                                           
                                     Editions : 10/18

                Parution : Février 2015
 Pages :213
Prix : 7.50











Quelques mois après la perte de son mari, décédé d'une crise cardiaque, Nettie décide de chercher un travail. Femme au foyer, elle n'a pas vraiment d'expérience professionnelle à faire valoir. Elle se tourne alors vers sa passion : la lecture. Peu à peu, elle se forge une clientèle hétéroclite, hommes et femmes, enfants et adultes, tous à la recherche du plaisir simple d'écouter une histoire avant de s'endormir. 


Découvert sur le blog de Pretty Books, ce livre m'a tout de suite intrigué de par son résumé, la splendide couverture, mais surtout le thème mis en avant : la lecture.

Le personnage de Nettie est un personnage qui ferait rêver bon nombre de lecteurs, parce que, quel(le)  passionné(e) de lecture n'aimerait pas faire de sa passion, son métier? En effet par manque d'expérience professionnelle Nettie va se lancer dans ce qu'elle connaît de mieux en tant que lectrice à domicile, et pour se faire elle va passer une annonce :

"Femme 59 ans,d'apparence maternelle, hanches larges, voix agréable, vient vous border et vous faire la lecture avant que vous vous endormiez. Discrétion assurée. Intentions sexuelles totalement exclues."

L'histoire débute lorsque Nettie commence un journal dans lequel elle nous parle  de sa vie, mais aussi de son nouveau job. Ainsi on fait la connaissance de ses clients, tous différents les uns des autres mais ayant en commun le besoin d'avoir une épaule sur laquelle se reposer le soir venu ou même une oreille attentive. 

On comprend très vite que Nettie est une femme fragile, donnant beaucoup de son temps au détriment de sa vie personnelle. Très vite celle-ci crée des liens forts avec les personnes chez qui elle va faire la lecture et devient peu à peu la confidente de ses messieurs, dames, en leur donnant des conseils avisés. Un personnage touchant puisqu'elle même frappée par le malheur d'avoir perdu son mari et donc touchée par la solitude elle ne peut que comprendre la détresse de ses clients. 

La femme à la clé est un roman tendre, avec une écriture fluide qui se lit tranquillement, nous berçant au fil des pages avec ses histoires. Un univers  aussi riche sur le plan de la générosité que sur le  plan de la littérature, rendant ainsi hommage à la lecture et à ses bienfaits. Après avoir lu ce livre, vous aussi vous serez charmé(e)s.

mardi 25 août 2015

Bilqiss

Auteur : Saphia Azzeddine


                                                                 Editions : Stock
                  Parution : Mars 2015
 Pages :216
Prix : 18 €











« Vous priez encore Dieu ? – Bien sûr. Pourquoi ne le ferais-je pas ? – Eh bien, il me semble qu’Il vous a abandonnée ces derniers temps. – Allah ne m’a jamais abandonnée, c’est nous qui L’avons semé. » 


J'ai découvert ce livre grâce à une vidéo de Myriam du blog  "Un jour un livre", dans laquelle elle en a tellement bien parlé que cela m'a donné l'eau à la bouche, j'ai donc décidé de découvrir plus amplement ce roman axé sur la vie d'une jeune femme vivant dans un pays du moyen orient, combative et libre dans l'âme. 

Bilqiss est une jeune femme, veuve,  condamnée à la lapidation pour des faits qui lui sont reprochés, aussi futiles soient-ils, elle risque la peine de mort. Entre la salle du tribunal et sa cellule, on suit Bilqiss tout au long de son procès, en attente de la décision de jugement, très attendue par le peuple qui veut sa mort mais sans cesse repoussée par le  juge qui fait tout pour la convaincre de se repentir. Qu'a cela ne tienne Bilqiss refuse et tient tête jusqu'au bout.

Parce que Bilqiss a chanté l'appel à la prière à la place du muezzin en le modifiant elle est accusé de blasphème. Elle est accusé d'avoir acheté des légumes de forme phalliques sur le marché sans qu'ils aient été découpés au préalable, d'avoir chez elle des peluches,  des livres, des soutiens gorge, de porter un bracelet à la cheville bref des accusations totalement aberrantes on peut le dire.  

 A travers ce récit l'auteure dénonce les atrocités que ces hommes font subir aux femmes en se servant de la religion comme prétexte alors que la loi concernant la  lapidation n'existe même pas dans le coran. Elle nous présente également un personnage iconique, guerrière dans l'âme, qui suit ses convictions et garde sa liberté d'expression en évitant de plier sous le diktat de ces règles radicalisées qui  soit dit en passant n'ont ni queue ni tête.

Saphia Azzédine est une auteure avec une plume d'exception relatant très bien la condition des femmes dans ces pays où  être une femme est un vrai calvaire. C'est avec plaisir que je continuerai ma découverte  de ses livres.

dimanche 23 août 2015

Bonne nuit mon amour

Auteur : Inger FRIMANSSON
Traductrice : Carine BRUY 

                   Editions : Le Livre de Poche
                  Parution : Septembre 2011
 Pages :412
Prix : 6.95 €












Justine Dalvik, la quarantaine, vit retirée dans la maison de son enfance, au bord du lac Mälar en Suède ; c’est là qu’elle puise la force indispensable pour survivre aux drames de son passé : la mort précoce de sa mère, la haine de sa belle-mère, la perversité de ses camarades de classe. Et voici qu'une malédiction semble s'abattre sur les membres de son entourage, qui disparaissent dans des circonstances aussi mystérieuses que tragiques : un homme atteint par une fléchette empoisonnée, une femme retrouvée dans une mare de sang... Pourquoi le sort s'acharne-t-il ainsi sur Justine ? Connaîtra-t-elle un jour la paix intérieure, l'amour véritable ? Mais qui est vraiment Justine ?


J'ai trouvé ce roman au détour d'une brocante, le résumé m'a convaincu, j'ai donc voulu découvrir qui était Justine et pourquoi elle vivait en hermite dans la maison de son enfance.

Malgré le fait que j'aie eu du mal à rentrer dans l'histoire, j'ai commencé à apprécier ma lecture au bout d'un peu plus de 50 pages, au moment où le récit se met en place et qu'on découvre les personnages qui entourent Justine. Mais voilà même si dans l'ensemble j'ai apprécié l'écriture de l'auteure il n'en reste pas moins qu'il est difficile de suivre l'intrigue puisque tout au long de l'histoire il y'a énormément de retour dans le passé et l'auteur revient dans le présent sans que le lecteur s'y attende vraiment. En conséquence la notion du temps est vite perdue et le fil de l'intrigue avec. C'est vraiment le gros défaut que je reproche  à ce thriller qui au fond ressemble plus à un roman noir puisque les rebondissements sont quasi inexistants  et que le résumé nous promet des choses qui tardent à arrivées et qui ne sont pas d'énormes révélations. C'est ce qui a sans doute finit par provoquer ma déception, cependant si l'écriture de l'auteure n'avait pas été aussi plaisante j'aurai surement abandonné l'histoire en cours de route, tout n'est donc pas négatif.

L'histoire de Justine est tout de même  saisissante on ne peut qu'avoir de l'empathie pour ce personnage ayant eu une enfance maltraitée par une belle-mère jalouse et des camarades d'école la martyrisant. Un portrait très bien dressé qui nous fait comprendre pourquoi Justine choisit la solitude, ce qui ne peut qu'être compréhensible.

En faisant des recherches sur le net je me suis aperçue qu'il y'avait un 2 ème tome, mais je ne m'y pencherai pas, malgré l'écriture de qualité d'Inger Frimansson, je n'ai pas été assez emportée par cette histoire farfelue.

jeudi 20 août 2015

L'histoire de Dani / Sauvée par l'amour

Auteur : Diane & Bernie LIEROW
Traductrice : Maryline BEURY 

                   Editions : Archipoche
                  Parution : Février 2015
 Pages :346
Prix : 7.65 €












Sans vraiment se l'expliquer, Diane et Bernie Lierow, bien décidés à adopter, ont le coup de foudre pour Dani. Mais tous tentent de les dissuader : maltraitée par sa mère, la petite fille a grandi dans une pièce insalubre, sans vêtements ni soin. À huit ans, elle ne sait ni parler ni manger seule et porte toujours des couches. Mais Diane et Bernie en sont convaincus : il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir de l'amour...


L'adoption est un sujet fort qui me tient particulièrement à coeur, c'est donc naturellement que je me suis tournée vers ce témoignage rempli de sentiments forts, l'histoire de Dani vaut la peine d'être connue.

Diane et Bernie commence ce témoignage en nous expliquant comment l'idée de l'adoption leur est venue à l'esprit puisqu'ils étaient déjà parents de plusieurs enfants.
On les suit dans leurs démarches nombreuses et chaotiques étant donné que lorsque le couple décide d'adopter Dani, plusieurs personnes se  mettent en travers de leur chemin pour leur faire comprendre que c'est une erreur, parce que Dani a un retard de développement important suite à ce que lui a fait subir sa mère biologique, en la délaissant. Qu'à cela ne tienne, Diane et Bernie ainsi que leur famille vont s'unir afin d'aller de l'avant et offrir à cette petite fille ce qu'elle n'a jamais connu, de l'amour et une famille. 


Grâce à l'histoire de Dani on en apprend plus sur les démarches de l'adoption, le cheminement chaotique, l'administration longue, les gens parfois désagréables.. Mais au final c'est une belle leçon de vie, et de tolérance que ce témoignage nous envoie, celui d'une enfant qui avait mal commencé dans la vie, d'une enfance meurtrie, de graves difficultés. Encore une fois cela nous prouve qu'avec le temps, de la patience et de l'amour, les choses peuvent changées, c'est ce que j'aime dans les témoignages, ils nous apportent en général un beau message d'espoir.

Un hymne à l'amour, une ode à la vie, ce livre nous montre que dans la vie rien n'est insurmontable et  qu'il reste encore des personnes prêtes à déplacer des montagnes pour le bonheur d'un enfant.

mercredi 19 août 2015

Je tue les enfants français dans les jardins...

Auteur : Marie NEUSER

                                       Editions : Pocket
                  Parution : Août 2014
 Pages :152
Prix : 5.90 €













Lisa, jeune prof d'italien, a du mal avec ses élèves. Chahuts, insultes, affrontements, menaces, la tension monte et quelques éléments récalcitrants rendent sa vie littéralement insupportable, à l'intérieur du lycée aussi bien que dehors.
Lisa se sent seule et en danger, encore plus lorsque la seule élève sur qui elle comptait se suicide pour éviter un mariage forcé. Après avoir essuyé jour après jour les insultes les plus grossières et intimes, après avoir été molestée devant ses élèves, la jeune enseignante commence à se forger une carapace implacable. Face aux caïds de sa classe qui la méprisent et la maltraitent, comment la petite prof peut-elle réagir ?



Le titre de ce livre m'a interpellé, c'est en grande partie grâce à lui que j'ai voulu voir de quoi ce roman parlait, je m'attendais à une intrigue de fer et finalement après lu ce livre en quelques heures, je déchante totalement.

Comme l'indique le résumé, on suit le quotidien de Lisa  une jeune prof, âgée de 28 ans elle peine à se faire respecter par ses élèves qui n'ont de respect pour rien ni personne et qui baignent dans la vulgarité. Les conditions dans lesquelles elle exerce son métier la  pèse, mais au cours d'un incident les choses vont se dégradées un peu plus poussant Lisa dans ses retranchements.

Déçue, totalement déçue. Dans le genre roman noir je m'attendais vraiment à tout sauf à ça. Ce roman m'a clairement fait penser au témoignage d'une prof harcelée parce qu'au final le sujet  qui ressort principalement est le harcèlement des enseignants en ZEP. 

L'histoire est bourrée de clichés : prof harcelée en ZEP, l'élève qui fait le tapin pour s'acheter des fringues de marque, bref des sujets qui existent et qui ne sont pas très recherchés par l'auteure car trop connus. Et puis la vulgarité, que l'auteur nous expose les propos une fois ça va, deux fois ça passe mais plusieurs fois, non pas la peine d'en rajouter. 

En bref une lecture décevante, qui m'a plus agacée qu'autre chose,  les sujets sont importants mais trop mal exploités, l'intrigue ne m'a pas convaincu, il n'y a aucun rebondissement, je me suis fermement ennuyée, finalement  je suis contente que le roman ne fait que 152 pages, sinon je l'aurais sûrement abandonné !

mardi 18 août 2015

Fräulein France

Auteur : Romain SARDOU 
                                         Editions : France Loisirs

                  Parution : Février 2015
 Pages : 347














Septembre 1940. L’offensive allemande éclair débute par une action magistrale en Belgique : la prise du fort d’Eben-Emael.

L’Occupation commence.
À Paris, les Allemands profitent des plaisirs de l’existence. Les bordels ont rouvert. Dans l’un d’entre eux, l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire fait sensation : Mademoiselle France est non seulement belle à tomber, mais elle est aussi exigeante. Elle et elle seule décide quels hommes peuvent jouir de ses faveurs. Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu’elle fait ou dit n’est laissé au hasard.



Encore un nouvel auteur découvert pendant ce mois riche en lecture !  Ce roman est dans ma PAL depuis quelques mois, il était donc temps de le sortir une bonne fois pour toute. Un roman sur fond de seconde guerre mondiale ça ne pouvait que me plaire d'autant plus que l'on peut  voir  au fil de notre lecture que Romain Sardou a accompli  un sacré travail de recherche. Les documents ayant contribué à la création de ce livre sont référencés à la fin de celui-ci.

A travers ses 347 pages, nous suivons le destin de France, une jeune femme prostituée travaillant dans une maison close très connue à Paris, réquisitionnée par des officiers Allemands. France jeune, belle et est très convoitée par les hommes, mais derrière cette jeune femme mystérieuse se cache un lourd secret, France est capable du pire pour arriver à ses fins...

Bien  que l'histoire  soit fictive, l'auteur nous fait une piqûre de rappel historique importante.  L'auteur nous  immerge dans les années noires de l'occupation Allemande, sous le régime de Vichy, Paris est occupé et les français vivent tant bien que mal en faisant ce qu'ils peuvent. 

 Même si j'ai eu des difficultés à rentrer dans l'histoire, à cause des premiers chapitres dans lesquels nous nous retrouvons au coeur  d'une bataille aérienne, j'ai adoré découvrir le portrait de cette jeune femme qui derrière une apparente  assurance,  n'est qu'une jeune fille meurtrie, prête à tout pour venger ceux qu'elle aime, son histoire est poignante mais Fräulein France sait mèner son combat avec beaucoup de force !

Je vous conseille fortement  ce roman historique sous fond de seconde guerre mondiale alliant plusieurs thèmes, tels que la vengeance,  la collaboration et une couverture  qui représente très bien l'esprit des maisons closes.

lundi 17 août 2015

D'autres gens

Auteur : Martin AMIS
Traductrice : Géraldine KOFF-D'AMICO

                                Editions : Le Livre de Poche
                  Parution : Août 2015
 Pages :311
Prix : 6.90 €












Voici une confession. Elle sera brève. Je ne voulais pas avoir à lui faire ça. J’aurais infiniment préféré une autre solution. Enfin, c’est comme ça. M. A.

Lorsqu’elle se réveille et s’assoit, elle est dans une chambre blanche, étendue sur un chariot blanc. Une chambre d’hôpital sans doute. Mais qui est-elle ? Pourquoi est-elle là ? Et pourquoi doit-elle partir ? La voici dehors dans une rue qu’elle ne connaît pas, dans une ville inconnue, parmi une foule d’hommes et de femmes dont elle ne se souvient pas, un monde étrange et nouveau. Elle marche, pieds nus. Elle court. Elle a perdu la mémoire. A ceux qu’elle rencontre, elle dit qu’elle s’appelle Marie… Marie Lagneau. Puis Marie renaît à la vie, réapprend, se retrouve, se reconstruit… avec d’autres gens.



Je remercie chaleureusement les éditions le Livre de Poche ainsi que Mme Garnier, de m'avoir proposé et envoyé ce roman.

Si dans un premier temps j'ai été attirée par ce livre   grâce à sa couverture magnifiquement colorée, j'ai bien sûr aussi été intriguée par le résumé qui en dit long  sur ce que cette lecture nous réserve, et à la fin de celle-ci on se rend bien compte que la couverture est totalement en adéquation avec l'histoire, je pense qu'aucune autre couverture n'aurait mieux correspondu.

Dès le premier chapitre, nous rencontrons une femme, Marie Lagneau, un nom et prénom d'emprunt qu'elle utilise  lorsque les gens lui pose la question. Marie est une jeune femme parmi tant d'autres, son problème ne se voit pas, on la prend pour une fille simple d'esprit, mais ce n'est pas le cas, elle est amnésique et a tout oublié de sa vie d'avant. Après s'être réveillée dans une salle blanche et s'être enfuie, elle redécouvre le monde extérieur, les gens qu'elle essaye de catégoriser, et tout ce qui l'entoure,s'en suit une aventure faite de rencontres multiples.

D'autres gens est le premier roman que je lis de cet auteur,  loin d'être déçue je suis plutôt satisfaite par cette découverte hors du commun, pourquoi hors du commun?  Tout simplement parce que c'est bien la première fois que je rencontre ce style d'écriture aussi accrocheur et grâce auquel Martin Amis, plonge ses lecteurs au coeur de l'amnésie de Marie, à tel point qu'on a l'impression aussi de redécouvrir certains choses avec le personnage principal. Tout ou presque est détaillé, ainsi on sent  que  l'auteur a fait en sorte que les lecteurs ne perdent pas une miette de cette aventure plutôt originale.

Je me suis beaucoup attachée à Marie, une jeune femme fragile, qui redécouvre le monde  avec des yeux d'enfant, sans méchanceté aucune, j'ai même eu du mal à croire certaines révélations sur son passé troublant.  Malgré qu'elle soit perçut comme une "simple d'esprit" par certaines personnes qu'elle croise au cours du récit, elle n'en reste pas moins une jeune femme qui met tout en oeuvre pour rechercher son identité d'avant tant bien que mal. Mais ce qui m'a beaucoup plus aussi c'est le fait que Marie aime la lecture, un détail qui apporte du charme pour un lecteur ^-^. Le seul défaut  que j'ai trouvé est le grand nombre de personnages que rencontre Marie tout au long de cette aventure trop peu développés à mon goût.

Une lecture très agréable, grâce à laquelle j'ai passé un excellent moment. Un sujet très bien exploité qui nous plonge dans l'amnésie la plus totale, une quête d'identité prenante, un bon cocktail pour passer un bon moment.