dimanche 28 février 2016

Captifs

Auteur :  Kevin Brooks
 Editions : Super 8
Parution :  mars 2016














Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. 


Un grand merci aux Editions Super 8 pour leur confiance et pour leurs publications toujours plus démentes !

Pas besoin de grand discours, je vais aller droit au but (comme l'OM :p ) je n'ai pas aimé ce livre, je l'ai ADORÉ ! Rien qu'en voyant la couverture, je savais que lui et moi, nous étions faits pour nous "entendre", et puis, bingo : coup de coeur <3 pour comprendre, reprenons les choses depuis début.

Lorsque Linus se réveille, il ne comprend pas ce qui lui arrive, et lorsque les autres captifs font leur apparition, ils n'en savent pas plus, tout ce qu'ils savent c'est que la personne responsable de tout ça est un homme. Six captifs d'âges différents, de milieux différents mais aucun n'arrive à expliquer son enlèvement, pire encore ils ne savent pas où est-ce qu'ils sont détenus si ce n'est peut-être dans un bunker. Un bunker, coupé de toute communication, équipé de caméra pour suivre leurs moindres faits et gestes, un ascenseur,  six chambres et pour seul compagnie la plupart du temps le néant total... 

Imaginez, vous vous réveillez  dans un endroit inconnu, sans issu de secours, sans personne autour de vous, flippant hein?  Et puis au fur et à mesure arrivent des gens dans de sales états, kidnappés aussi par ce mystérieux psychopathe, les journées passent et ne se ressemblent pas. Plus les jours passent et plus vous perdez la notion du temps. Les journées sont rythmées par l'inconnu, certaines journée il ne se passe rien,et d'autres jours les captifs doivent faire face à de nombreux châtiments tous plus sadiques les uns que les autres : privation de nourriture, nourriture droguée, sonnerie émettant un son aigu  à vous faire exploser les tympans et bien d'autres encore. Et finalement vint le jour où vous recevez un message, disant que tuer un autre captif, vous rendra votre liberté. Bienvenue dans ce huis clos machiavélique dans lequel les limites n'existent plus !

Un thriller rempli de tension qui se lit tout seul, c'est fluide, on ne voit pas les pages défilées à cause de la pression qui nous accompagne. Les captifs ont tous une personnalité différente, certains sont plus solidaires que d'autres, mon préféré est Linus,du haut de ses 16 ans il fait preuve d'une maturité et d'une solidarité impressionnantes avec les autres détenus. Certains sont vraiment antipathiques, remarquez à leur place je le deviendrai pour moins que ça :))

En conclusion, sanglant, glaçant, angoissant, tétanisant, un huis clos oppressant qui fait disjoncter, gouverné par un mystérieux psychopathe omniprésent ayant la main mise sur les captifs à volonté ! Bravo à Kévin Brooks pour son imagination sadique hors pair, vous voulez ressentir des sensations fortes,  Captifs est fait pour vous, à lui tout seul il vous retournera les tripes !


jeudi 25 février 2016

Les + étranges procès d'assises

Auteur :  Pierre Guelff
 Editions : Jourdan PIXL
Parution :  Janvier 2016














" La rumeur peut être assassine ! " lança un président d'assises aux témoins tenant des propos contradictoires à l'égard d'une jeune femme, soupçonnée d'infidélité par son mari, jaloux et violent. Pourtant bonne mère de famille, fidèle, serviable, elle fut massécrée à coups de couteau par son époux ! Il ne s'agissait ni de polar ni de fiction..


Je remercie chaleureusement les éditions Pixl pour l'envoi de ce livre.

Nous avons souvent l'habitude d'entendre dans l'actualité  de nombreux faits divers  aberrants, cependant certains passent entre les mailles du filet,  Pierre Guelff, chroniqueur et journaliste radio-tv nous en présente une  quinzaine qui valent le détour.

Prêtre pédophile, un père défendant la mémoire de son fils seul sans avocat, un meurtre à cause d'un regard soit disant provocateur, un drame familial, un crime crapuleux, l'assassinat de personnes en situation de handicap mental, ..., voilà à quoi il faut vous attendre en débutant ce livre haut en couleur et fort en émotion. 

Le travail entrepris par Pierre Guelff est une véritable mine d'informations et nous permet de voir ce qui n'a pas été mis en avant, des affaires pourtant tout aussi importantes que d'autres, mettant en scène la sauvagerie, la folie, en bref l'irréparable. Des situations dramatiques qui remuent les tripes, mais qui nous permettent de voir ce que peut représenter un procès d'assises. Pour chaque affaire l'auteur fait un bref résumé de la situation, nous livre les témoignages des personnes concernées directement ou indirectement et nous donne le verdict à la fin. Ce qui est appréciable, c'est que l'auteur ne nous submerge pas de terme judiciaire complexe, tout est fait simplement, clairement et de façon concise.

Ce livre est une très belle découverte qui mérite d'être découvert, le travail de Pierre Guelff est vraiment génial et rien pour ça il mérite qu'on s'y intéresse de près !

dimanche 21 février 2016

À l'intérieur

Auteur :  Jodi Picoult
 Editions : Michel Lafon
Parution :  Janvier 2016














Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille resurgissent brutalement. 
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ?



Jodi Picoult une valeur sûre du contemporain, une auteure talentueuse qui a un don certain pour traiter des sujets de société complexes tout en simplicité, un vrai bonheur de retrouver son écriture dans ce nouveau  roman.

Comme d'habitude, ce roman n'échappe pas  à la règle, Jodi Picoult traite un sujet fort, mal reconnu et en général incompris : le syndrome d'Asperger chez un adolescent de 18 ans. De l'extérieur Jacob semble être une personne comme une autre alors qu'en réalité ses journées sont remplies de rituels, au lycée il n'arrive pas à se faire d'amis, il prend des cours de socialisation avec Jess pour faciliter son intégration et comprendre les codes sociaux que la vie en société exige pour se fondre dans la masse. Jacob à une grande mémoire, il peut mémoriser des textes entiers mais avant tout il est passionné par la criminalistique au point de mettre en scène de fausse scène de crime et de tout connaître par coeur le travail des policiers. Lorsque Jess est portée disparue et retrouvée morte quelque temps plus tard, Jacob devient le coupable idéal...

On ressort de cette lecture enrichi grâce à de nombreuses informations  au sujet de ce syndrome autistique, de la criminalistique mais également au niveau de la justice. De manière très explicite Jodi Picoult nous démontre toute la difficulté de juger une personne atteinte d'Asperger car même en ayant de grandes capacités intellectuelles, ces personnes ont besoin de temps pour comprendre, décoder mais aussi s'adapter alors que toutes leurs habitudes sont chamboulées. 

Comme dans tous ses romans l'auteure n'a pas changé son schéma narratif, les points de vue des personnages alternent, grâce  à ça, nous faisons la connaissance du jeune frère de Jacob, et on comprend rapidement que pour lui la maladie de Jacob n'est pas une mince affaire, il a du mal à supporter ce frère qui ne lui impose que des contraintes et qui accapare sa mère sans cesse en tout et pour tout. Lorsque la maladie s'impose dans une fratrie, la jalousie est souvent de mise et j'ai trouvé très intéressant que l'auteure mette en lumière ce sujet qui peut se révéler parfois problématique au sein d'une famille.

Encore un sans faute pour Jodi Picoult qui depuis plus de 10 ans fait partie de mes auteur(e)s préféré(e)s, une fois de plus c'est avec regret que je termine ce roman, mais avec impatience que j'attends le suivant !

jeudi 18 février 2016

L'homme de la montagne

Auteur :  Joyce Maynard
 Editions : 10/18
Parution :  septembre 2015














Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d’habitude. Et l’inattendu arrive. Cauchemardesque, une succession de meurtres de jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l’Étrangleur du crépuscule commence, menée par l’inspecteur Torricelli.
Trente ans plus tard, Rachel, devenue une célèbre romancière, raconte cette quête épuisante.. Un jour, pourtant, les deux sœurs s’étaient trouvées face à lui. Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s’est donné pour mission de retrouver cet homme. 



Je deviens tout doucement accro aux livres des éditions 10/18, j'adore presque toutes les couvertures de leurs romans, ainsi que leurs histoires également à quelques exceptions près.

Rachel a 43 ans lorsqu'elle débute le récit dans lequel elle revient sur cet été 1979, mais également sur les liens qu'elle entretenait avec sa soeur Patty et ses parents. À travers ses écrits, nous découvrons une jeune fille de 13 ans se posant mille et une questions sur sa vie d'adolescente, nous suivons ses grandes balades au coeur  de la montagne toujours accompagnée de sa meilleure partenaire, sa soeur avec laquelle elle entretient une relation quasi fusionnelle. Rachel y décrit aussi toute la fierté qu'elle a d'avoir un père enquêteur, et ce malgré les soucis familiaux, une image paternelle joliment contée, dont elle saura se servir afin de se faire des ami(e)s  alors que l'étrangleur du crépuscule sévit au coeur de sa chère montagne.

Un roman contemporain, avec un petit pourcentage de polar mais pour moi le résumé n'est pas du tout fidèle au contenu du livre. Le sujet traité tourne principalement et presque entièrement autour de l'adolescence, rien d'extraordinaire donc, dans ce récit  qui peut parfois être long surtout lorsque l'on attend des infos croustillantes concernant l'homme de la montagne. Malgré un style  vraiment agréable, je suis déçue que l'affaire du meurtrier ne soit pas plus approfondie..

Une déception pour ce roman agréable à lire mais qui nous mène plus en bateau  qu'autre chose, dommage l'histoire et  les personnages avaient quand même du potentiel..

lundi 15 février 2016

Des enfants silencieux

Auteur :  Ramsey Campbell
 Editions : Télémaque
Parution :  mars 2012














Hector Woollie est entrepreneur du bâtiment.
C'est aussi un monstre.
Avant de disparaître, il a enterré le cadavre d'une fillette sous une dalle de béton dans la cuisine de son dernier chantier.

Leslie et son fils Ian décident pourtant de revenir habiter cette maison, sous le regard horrifié et choqué de leurs voisins.
Très vite, ils ne sont plus seuls.


J'ai découvert ce livre au hasard grâce à une vidéo de booktubeuse, mais je ne sais plus laquelle, mémoire de poisson rouge ou  vieillesse comme vous voulez, toujours est-il que comment résister à une couverture si sombre et magnifiquement belle? Moi non plus je ne sais pas...

Lorsque l'histoire commence Hector Woolie est sur le point de disparaître après avoir  vu son secret révélé par l'un des jeunes qu'il avait pris sous son aile. Déclaré mort, et le crime dévoilé au grand jour, la vie reprend son cours et des années plus tard Leslie décide de revenir habiter avec son  fils dans la maison où a eu lieu ce crime horrible. Si dans un premier temps personne ne comprend la décision  de Leslie,  un écrivain va accepter de louer une chambre  chez elle pour travailler. Très vite la situation ne se passe pas comme prévu le passé refait surface pour certains, les choses se détériorent pour d'autres et si le mal n'était pas tout à fait mort?

Cette histoire de meurtrier d'enfants fait froid dans le dos surtout lorsque l'on apprend que c'était un homme dévoué et généreux qui prenait plaisir à aider un public fragile. Son  portrait psychologique est complètement fou, il l'est encore plus lorsque les raisons de ses agissements sont dévoilées, un sacré psychopathe comme je les aime mais que je n'aimerai surtout pas croiser. Enfin vu que les apparences sont trompeuses sait-on jamais... (la fille qui se fait flipper toute seule)

C'est une histoire difficile à chroniquer parce qu'une seule révélation  pourrait vous spoiler alors j'y mets les formes. L'ambiance instaurée est lourde et on sent que des choses se trament, le mal avance tapi dans l'ombre, plusieurs révélations m'ont vraiment surprises, en plus d'être nécessaires pour donner du rythme, elles apportent quelques choses en plus à l'histoire notamment une en particulier qui va tout bouleverser. Je ne peux que vous encouragez à lire ce thriller surtout pour les amateurs de ce genre, vous y trouverez votre compte à coup sûr. 

En tout cas, savoir que ce livre est un premier thriller est une sacrée surprise, lorsque l'on voit que l'auteur maîtrise à la perfection son sujet et respecte très bien les caractéristiques d'un thriller mélangé à de l'épouvante. Eh oui encore une superbe découverte avec ce thriller qui vaut le détour, et qui mérite d'être beaucoup plus connu et mis en avant. Distributeur de frisson garanti

samedi 13 février 2016

Un hiver en enfer


Auteur :  Jo Witek
 Editions : France Loisirs
Parution :  juin 2015














Pour échapper à l'enfer familial, Edward, adolescent fragile, se réfugie dans sa vie virtuelle. Prisonnier des liens malsains d'une mère qui n'a jamais su l'aimer et soudain l'étouffe, l'isole. En plein cœur de l'hiver, Edward se sent en danger de mort. Deux êtres. Deux folies ? Une seule vérité sera possible.


Encore une fois il aura juste fallu un résumé pour me faire flancher, addiction au thriller bonjour^^. L'aspect jeunesse me faisait un peu peur au départ, et puis en définitive il a été à la hauteur de mes attentes.

Edward est un adolescent renfermé, à l'école il est le bouc émissaire des autres élèves, chez lui rien ne va avec ses parents, surtout avec sa mère qui ne peut pas s'occuper de lui à cause de ses problèmes de santé. Pour se changer les idées en rentrant chez lui le soir, il  se plonge  dans un univers virtuel dans lequel  il peut être la personne qu'il souhaite, entouré d'internautes qui ne le jugent pas. Un drame va le plonger dans le désarroi total, tout ce qu'il a craint depuis des années va arriver : il va se retrouver seul avec sa mère dans un huit clos infernal.

Dans cette histoire tout est présent pour faire un très bon thriller psychologique, de la tension, de la pression, de l'angoisse, on se pose des questions sur la mère d'Edward, pourquoi elle réagit comme ça? pourquoi elle fait le ménage autour de son fils et pourquoi elle le retient prisonnier alors qu'elle dit ne vouloir que le meilleur pour lui? Mère abusive, syndrome de Münchhausen par procuration? Ou  imagination débordante de la part d'Edward?  Que de questions et pourtant... !

 J'ai trouvé le dénouement génial, juste ce qu'il fallait ni plus ni moins, la psychologie des personnages très bien travaillée, on sent l'ambiance malsaine se mettre en place tout doucement, tout s'assombrit  jusqu'à cette fameuse fin qui nous fait comprendre bien des choses que l'on avait pas vu arriver.

Un thriller jeunesse très réussit, la pression psychologique est bien présente, ce fut une très bonne lecture, j'en suis même agréablement surprise, bravo ! 


mardi 9 février 2016

Le choix des Morrison

Auteur :  Mary Lawson
 Editions : 10/18
Parution :  janvier 2016















Crow Lake, au nord de l'Ontario. Autour de l'église, de l'école et de l'unique magasin vit une petite communauté de fermiers régie par une austérité toute presbytérienne, qui n'a d'égale que la solidarité s'exerçant en cas de coup dur. Chez certains, comme dans la ferme des Pye, les fils rêvent de fuir un père violent qui reproduit, comme une fatalité, le drame des générations précédentes. Chez d'autres, les enfants étudient, jouent et se disputent, innocents. Ainsi vécurent Kate Morrison, sept ans, ses grands frères, Luke et Matt, et sa petite soeur, Bo, jusqu'à ce qu'un beau dimanche de juillet un accident de voiture coûte la vie à leurs patents. 


Le choix des Morrison, un titre évocateur qui m'a plus qu'intriguée, je me suis donc plongée rapidement dans cette histoire pour savoir quel était ce fameux choix, roman tout simplement excellent. J'ai tellement aimé ce livre que j'ai du mal à en faire une chronique, c'est cheeeelou comme dirait Zaho (oui je sais c'est démodé^^).

L'histoire va nous être contée par Kate l'une des soeurs de la fratrie Morrison, elle nous plonge dans ses souvenirs, nous parlant de  leur grand-mère qui a  indirectement joué un rôle majeur dans la  famille mais elle revient surtout à l'époque  où la vie de la fratrie tout entière à basculer lors de la disparition de leur parents dans un accident. Suite à cette tragédie, le quotidien est chamboulé et  les projets mis de côté, l'heure est venu de faire des choix quitte à mettre sa vie de côté et laisser sa chance passer.

 Malgré la tragédie qui a frappé cette famille, c'est vraiment  extraordinaire de voir la fratrie se serrer les coudes et aller de l'avant, une ode à l'amour et à la solidarité voilà le vrai sens de cette histoire. Il ne faut pas s'attendre à de grands rebondissements  ou de grandes révélations c'est simple, on savoure ces souvenirs d'une vie qui n'a pas toujours été facile faite de concessions et de privations, au sein d'une communauté parfois austère.

Kate alterne entre ses souvenirs du temps passé et des passages de sa vie actuelle, des passages dans lesquels elle exprime son appréhension quant à son  retour  dans sa famille pour les 18 ans de son neveu qu'elle n'a pas vu depuis des années. Grâce à ces passages, on découvre une femme sensible , mystérieuse qui ne parle pas de sa vie, elle est le genre de personne à qui il faut tirer les vers du nez (miam)pour en savoir plus, un caractère que l'on comprend lors de son retour dans sa ville natale, lorsque les choses sont mises à plat et que les choix des uns sont digérés par les autres. 

Si vous voulez comprendre jetez-vous sur ce livre, une pépite ! Mary Lawson écrit à la perfection, et on se retrouve bercé par les souvenirs de cette famille merveilleuse. Cette découverte est une réussite j'en redemande urgemment 


mardi 2 février 2016

"Chérie, je vais à Charlie"

Auteur :  Maryse Wolinski
 Editions : Seuil
Parution :  janvier 2016














" Chérie, je vais à Charlie" : tels sont les derniers mots de Georges Wolinski à sa femme, Maryse. Trois heures plus tard, un attentat fera dix morts. Parmi eux, Georges, frappé par quatre balles de Kalachnikov. Nuits sans sommeil, désert de journées sans fin parce que sans lui, sans son regard qui donne confiance, sans sa lumière. Après la sidération, le déni et l'enfermement, la colère : comment une scène de guerre a-t-elle pu avoir lieu dans les locaux d'un journal satyrique, en France, aujourd'hui ?


Mon avis sur ce témoignage sera simple et concis, non pas parce que je ne l'ai pas apprécié, bien au contraire mais trop en dire serait vous gâcher la découverte.

Avec une très belle plume Maryse Wolinski revient sur la tragédie du 7 janvier 2015 qui lui a arraché subitement son mari dessinateur à Charlie Hebdo. "Chérie, je vais à Charlie",  voici les derniers mots qu'elle entendra de la part de celui qu'elle a tant aimé, cet homme dont  elle nous parle avec tant de passion, un mari  dévoué, son univers et équilibre tout entier.

 Maryse Wolinski nous parle aussi du déroulement de la fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo, un an plus tard avec du recul cela fait toujours autant froid dans le dos de se dire que ce massacre a bien eu lieu et que tant de familles à cette date se sont retrouvées  démunies face à cet acte monstrueux avec pour seule compagnie bien des questions. 

Pour l'auteur il y'a l'avant Charlie ou même si tout n'était pas rose, ils étaient deux pour faire face dans une union presque parfaite  et l'après Charlie qui la laisse seule face à elle même, dans une immense tristesse. Je pense que ce livre est pour elle une forme de thérapie dans laquelle elle peut rendre hommage à cette homme, un dessinateur mort pour la liberté d'expression mais avant tout un mari aimant, et aussi  un père.