mardi 27 décembre 2016

5 témoignages à lire au moins une fois



1-
Jennifer Teege découvre à 38 ans qu'elle est la petite-fille d'Amon Göth, le sanguinaire commandant du camp de concentration immortalisé par La liste de Schindler. Cette histoire la concerne-t-elle ? Pourquoi sa mère, qui ne lui a jamais parlé, la confie-t-elle à une famille d'accueil qui va l'adopter ? Doit-elle se sentir coupable d'aimer sa grand-mère complice de tous ces crimes ? Que dire à ses enfants, à ses amis juifs ?  Une chose est certaine : son père nigérian lui a donné une couleur de peau qui l'aurait immédiatement condamnée aux yeux de son grand-père. Un témoignage que l'on se prend en pleine figure,  à la fois  poignant et tellement fascinant, enrichissant... mais surtout nécessaire parce qu'il est l'exemple même de ce que les secrets de famille engendrent.


2-

3-
« Nous sommes les parents d un tueur et violeur. Nous sommes pétris de honte, de chagrin, de culpabilité. Pourtant, nous aimons toujours notre fils. Nous restons ses parents. À perpétuité.Nous sommes les parents de Matthieu. Le 16 novembre 2011, il a violé puis assassiné Agnès Marin. Elle avait treize ans, lui dix-sept. Seize mois plus tôt, il avait déjà violé une camarade de classe puis il avait été remis en liberté dans l attente de son jugement. Nous pensons constamment à ses victimes et à leurs proches.Après quatre années de silence, nous voulons, ici, essayer de comprendre." C'est difficile d'apporter un jugement sur ce témoignage totalement légitime qui se veut avant tout honnête. Sophie et Dominique Moulinas ne nous cache rien, ils apportent des preuves à ce qu'ils disent...

4-
Jean Buvens a 10 ans, en 1944, lorsqu'il comprend peu à peu le rôle de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale : sa mère parcourt les rues de Bruxelles à la recherche de noms juifs sur les sonnettes, son père revient les soirs de rafles, les bras remplis de jouets d'enfants. Chauffeur pour la Gestapo, son père aidera les nazis en tant que dénonciateur mais, une fois leur pion devenu inutile, les Allemands n'hésiteront pas à l'exiler dans une cave en Allemagne, lui et sa famille. Jean Buvens nous livre son témoignage en tant que fils de collabo, son enfance qui fût pénible, sombre et solitaire avec des parents souvent obligés de fuir à cause de leurs activités immorales. Comment se construire dans une ambiance aussi malsaine ? Quelles sont les répercussions d'un début de vie aussi chaotique?

5-
« Tu as perdu ton fils il y a quelques semaines. Une nuit, il s’est tué dans sa chambre, au premier étage de votre maison. Au matin à huit heures, avec son père tu l’as trouvé. Alors, à voix basse, tu lui parles. Tu lui demandes s’il se souvient de ça quand tu vois des choses belles. » La mort d'un enfant est une perte indéfinissable  et choquante pour des parents, elle est encore plus violente lorsque l'enfant  décide de mettre fin à ses jours, ne laissant derrière lui  que des questions sans réponses et des traces de son existence. La perte d'un enfant, c'est ce qu'a vécu Angélique Villeneuve, une nuit de septembre lorsque son fils s'est donné la mort.


samedi 24 décembre 2016

5 romans contemporains exquis


Avec les tops 5 des huis clos et des romans historiques, je vous présente mon top 5 des romans contemporains que j'ai pu dévorer cette année. Attention il y'a du potentiel dans cette liste, on y voyage et surtout on y met en avant des thèmes forts.

1-
Massachussetts, années 1960. Billie et Eva élèvent leurs enfants dans la modeste zone résidentielle de Hollyville. Ces mères au foyer ont du mal à se contenter du petit bonheur sur mesure et des joies domestiques que la vie leur réserve. Malmenées par leurs maris, elles se soutiennent pour faire face à l'adversité, et l'amitié qui les unit ne tarde pas à se changer en amour. Mais comment vivre au grand jour une relation que la société condamne avec une telle virulence? Elles rêvent d'une évasion près du lac où elles se sont avoué leur amour, mais le destin les attend au tournant. Ce livre nous plonge dans une superbe histoire d'amour entre deux femmes  aussi fascinante que bouleversante puisque leur histoire se déroule dans les années 60 dans une société Américaine fermée d'esprit où l'homosexualité n'a tout simplement pas sa place.

2-
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille resurgissent brutalement. Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ? On ressort de cette lecture enrichi grâce à de nombreuses informations  au sujet de ce syndrome autistique, de la criminalistique mais également au niveau de la justice. De manière très explicite Jodi Picoult nous démontre toute la difficulté de juger une personne atteinte d'Asperger

3-
Crow Lake, au nord de l'Ontario. Autour de l'église, de l'école et de l'unique magasin vit une petite communauté de fermiers régie par une austérité toute presbytérienne, qui n'a d'égale que la solidarité s'exerçant en cas de coup dur. Chez certains, comme dans la ferme des Pye, les fils rêvent de fuir un père violent qui reproduit, comme une fatalité, le drame des générations précédentes. Chez d'autres, les enfants étudient, jouent et se disputent, innocents. Ainsi vécurent Kate Morrison, sept ans, ses grands frères, Luke et Matt, et sa petite soeur, Bo, jusqu'à ce qu'un beau dimanche de juillet un accident de voiture coûte la vie à leurs patents.  Malgré la tragédie qui a frappé cette famille, c'est vraiment  extraordinaire de voir la fratrie se serrer les coudes et aller de l'avant, une ode à l'amour et à la solidarité voilà le vrai sens de cette histoire. Il ne faut pas s'attendre à de grands rebondissements  ou de grandes révélations c'est simple, on savoure ces souvenirs d'une vie qui n'a pas toujours été facile faite de concessions et de privations, au sein d'une communauté parfois austère.

4-
 «Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» 

Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Un livre qui fait cruellement écho à l'actualité du monde et encore plus à celle des pays en guerre. Cette histoire nous démontre le pouvoir que des fanatiques exercent auprès des familles dans le désarroi, l'embrigadement, l'aveuglement...


5-
Admise à l’hôpital de Souleymaneh, dans le Kurdistan irakien, Fatimah préfère taire les circonstances qui l’ont vu brûler vive. Accident domestique ? Chacun au village, à commencer par son mari et sa famille, feint de le croire… Sur l’horreur, sur les blessures, le silence s’est abattu. Jusqu’à ce que Fatimah, poussée par l’inextinguible désir de vivre, recouvre la parole, les mots pour raconter son histoire, et retrouve, enfin, sa dignité de femme… Marina Carrère d'Encausse nous offre le portrait d'une femme forte, qui se bat pour vivre et pour faire éclater au grand jour la vérité, une femme étonnante qui à la suite de ce crime va renaître tel un phoenix et va briser le silence qui pèse si lourd.

mercredi 21 décembre 2016

5 romans historiques à ne pas louper


Les romans historiques font partie de mes genres de prédilection, j'aime revisiter certaines périodes historiques via différentes fictions, en apprendre toujours davantage, insatiablement... voici ceux qui font partie de mon top 5.

1-
France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays... Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville,  impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol ". C'est bel et bien un hommage à la résistance, l'humanité contre l'inhumanité et la cruauté. C'est difficile de se replonger dans cette période historique mais c'est un devoir de mémoire que de s'en rappeler pour ne pas oublier et surtout pour que jamais l'horreur ne se reproduise alors un grand bravo à Kristin Hannah pour ce beau roman, très complet et parfaitement juste !

2- 

1919. Dans une Angleterre qui se remet à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale, Tristan Sadler, 21 ans, fait le trajet de Londres à Norwich pour remettre des lettres à Marian Bancroft – celles que la jeune femme avait envoyées à son frère Will alors qu’il était sur le front.
Tristan et Will étaient proches. Au fil des batailles et des drames qu’ils ont connus dans les tranchées, les deux hommes ont beaucoup partagé. Mais Will, pour s’être rebellé contre l’autorité, a été passé par les armes.Pour tous, il fait désormais figure de lâche. Tristan, revenu vivant, passe au contraire pour un héros. Mais il a un lourd secret, un remords qui le ronge. Entre secret, amitié, trahison, amour et injustice, l'auteur nous livre un roman poignant et sans concession dans lequel l'atmosphère oppressante de la première guerre mondiale se fait ressentir et où le traumatisme des soldats rescapés nous est conté.


3-
Septembre 1940. Erik Cohen, vieux psychiatre juif, emménage dans le ghetto de Varsovie, chez sa nièce et son petit-neveu, Adam, qu’il adore. Réfugié dans sa propre ville, il tente de lutter contre la hantise des rafles et des camps de travail. De survivre au rationnement, à l’isolement, aux épidémies, et de protéger les siens.
Jusqu’à cette aube où Adam est retrouvé assassiné, mutilé, son petit corps jeté sur les barbelés. Contre la peur et le silence, Erik va s’échapper du ghetto pour mener l’enquête dans un Varsovie spectral, où les plus basses pulsions humaines côtoient l’héroïsme et la grandeur. Les anagrammes de Varsovie nous replonge au cœur de la barbarie nazie, l'action se déroule au sein du ghetto de Varsovie qui fut le plus grand ghetto juif de la seconde guerre mondiale créé le 12 octobre 1940.

4-
1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession. En  1831 Mary 15 ans, commence à écrire son histoire. Et quelle histoire ! Dans un premier temps Mary nous parle de sa vie à la ferme, dure et sans concession,  de sa famille et plus particulièrement de son grand-père qu'elle chérit et de son père avec qui elle a bien du mal à s'entendre à cause de la violence et  des exigences dont il fait preuve envers elle et ses sœurs. Et puis vient le moment ou elle doit quitter cette ferme, pour travailler chez un pasteur afin d'être dame de compagnie auprès de la femme de celui-ci étant  malade.

5-






dimanche 18 décembre 2016

5 huis clos à dévorer



Je vous présente aujourd'hui ce que je préfère dans un bon roman psychologique : les huis clos ! Dans un bon huis clos qui se respecte la menace est omniprésente, la tension est à son comble, l'enfermement physique ou psychique est logiquement de mise et les captifs sont généralement gouvernés par un(e) psychopathe sadique qui prend à malin plaisir à jouer avec ses victimes

Voici 5 huis clos les plus terrifiants chroniqués en 2016 :

1- Je m'appelle Raphaël, j'ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. 

Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d'euros de bijoux. 
Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. 
Deux morts et un blessé grave. 
Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces. Je m'appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là... 
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. 
Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit... Un thriller inoubliable, sans faille et machiavélique à souhait.

2- 
Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. Sanglant, glaçant, angoissant, tétanisant, un huis clos oppressant qui fait disjoncter.

3-
1944, Auschwitz : le commandant du camp organise un jeu sadique et démoniaque avec dix déportés : il leur donne une nuit pour désigner lequel d’entre eux devra mourir le lendemain. Pourquoi ? Trois prisonniers se sont évadés, et ceux qui restent doivent payer. Quelle sera leur réponse face à cette cruauté poussée à l’extrême ? Le commandant du camp est un sadique de haut vol on le comprend à sa façon de jouer aux échec grandeur nature avec les détenus du camp. C'est psychologique, psychiatrique, pathologique et monstrueux !

4-
Dans une pièce sombre, alors qu’une horde de journalistes attend dehors, un ancien soldat de la 2e Division « Das Reich », âgé de 95 ans, s’entretient avec son avocat.
Il va lui dévoiler ses peines de jeunesse, la violence de son père et l’endoctrinement antisémite dans les Jeunesses hitlériennes qui ont construit le monstre abominable qu’il a été pendant la guerre.En effet, pour fuir un foyer brutal, son incorporation volontaire au sein de l’Ordre SS et, à 20 ans, son engagement dans les Waffen SS lui furent salvateurs, mais vont inexorablement bouleverser sa vie. Terry Tremblay nous livre un récit sans concession, dur, monstrueux, l'ancien SS maintient un discours plein de violence, ses paroles sont par moment insoutenables et baignent dans l'horreur, un huis clos terrible


5-
Téo, étudiant en médecine légale, passe le plus clair de son temps au laboratoire de la faculté. Il ne s'intéresse pas aux femmes, sauf celles qu'il dissèque. Jusqu'au jour où il rencontre Clarice, dont il devient obsédé au terme d'une brève rencontre. Lorsque Téo apprend que Clarice va quitter la ville pour plusieurs mois, il ne voit qu'une solution pour éviter la séparation: la kidnapper, la droguer et la séquestrer loin de tous et de tout. Ainsi il pourra lui prouver, lentement mais sûrement, qu'ils sont faits l'un pour l'autre, en s'assurant que rien ni personne ne vienne troubler le cours de leurs jours parfaits.  Lorsqu'un psychopathe est près à tout pour retenir sa dulcinée, d'abord un huis clos machiavélique ensuite un road trip haut en couleur, une chose est sûre : le calme n'est pas au rendez-vous mais la folie, elle, est bien présente.



En espérant que mon article vous aura plu, si vous êtes également mordu(e)s de huis clos, n'attendez plus foncez ! 

jeudi 15 décembre 2016

Need

Auteur : Joelle Charbonneau
Editions: Milan
Date de Parution : 2016














Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social promettant de répondre à tous leurs besoins sous couvert d'un total anonymat... quels que soient ces besoins et leurs conséquences, et à condition d'inviter six amis à le rejoindre. Kaylee demande un rein pour sauver la vie de son frère, mais le site réclame de dangereuses contreparties...



Un thriller jeunesse ayant pour thème les réseaux sociaux, ça donne l'eau à la bouche n'est-ce pas ?


Bienvenue sur le réseau social intitulé Need  


Lorsque les élèves du lycée de Nottawa découvre qu'ils peuvent avoir ce qu'ils veulent en un simple clic, tous se précipitent pour satisfaire leurs envies mais peu d'entre eux se demandent ce que peut cacher une telle opportunité. Cependant ce qui semblait être un site innocent au premier abord va se révéler être complètement maléfique, chaque lycéen qui fait une demande aura pour obligation d'accomplir une mission à ses risques et périls afin de voir sa requête acceptée. Au programme de l'hémoglobine, des morts et beaucoup de suspens en attendant de savoir qui est derrière ce plan macabre.


La narration à plusieurs voix apporte une vraie fluidité au récit ainsi qu'un rythme soutenu, c'est ce qui fait qu'on accroche autant à l'histoire de la première page à la dernière, l'écriture est excellente, même addictive, il est clairement difficile de reposer le livre lorsqu'il est entamé, un vrai plaisir à ne pas louper. Un autre point à souligner et un des plus positifs après la narration, c'est la diversité des personnages, en effet chaque personnage adopte une attitude différente face au phénomène "Need" et il est intéressant de constater que même s'ils ont tous à peu près le même âge, leur façon d'agir diffère énormément les uns des autres, nous nous retrouvons donc avec plusieurs cas de figure qui valent le détour.

En plus d'être un bon thriller abouti, Need amène le lecteur à la réflexion sur des valeurs primordiales comme par exemple la différence entre le besoin et l'envie, il nous incite également à prendre conscience des dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux. En entreprenant l'écriture de ce roman l'auteure s'est engagée sur une démarche cohérente qui en plus de nous pousser à la réflexion, tient un rôle informatif ce qui signifie que celle-ci a fait un boulot remarquable.

lundi 12 décembre 2016

Le piège de l'innocence


Auteur : Kelley York
Editions: PKJ
Date de Parution : 2016














Vic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide.


Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable. "Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire".


Voilà un livre jeunesse qui m'a tapée dans l’œil lors de sa sortie, j'aime beaucoup la couverture et les deux petites phrases d'accroche très intrigantes. Je me suis laissée tenter sans rien attendre de spécial, en me disant "c'est souvent comme ça que l'on a de belles surprises" et pour le coup ça a bien fonctionné ! 

Victor alias Vic notre personnage principal et narrateur va être accusé de viol alors qu'il n'y s'y attendait pas, le pauvre a déjà de lourdes casseroles à traîner, rejeter de ses camarades il n'a qu'un ami Brett et comme si cela ne suffisait pas sa mère le rejette également violemment sans qu'il ne sache pourquoi. Pourtant Vic a tout d'un jeune homme attendrissant, il est mignon, intelligent, serviable et ne ferait  pas de mal à une mouche, alors pourquoi l'accuser lui ? C'est la question qui nous hante jusqu'au dénouement...

Là où ce roman est original c'est qu'on ne suit pas le quotidien de la victime mais celui de l'agresseur, un point de vue intéressant même si rien n'est certain étant donné que dans un premier temps Victor est considéré comme innocent. Parce qu'il est le dernier à avoir été vu en  compagnie de Callie, il est considéré comme suspect numéro un par la police il va devenir également l'ennemi numéro un du lycée, agressions à répétition, rumeurs rien ne lui est épargné il va être quotidiennement traqué sans relâche seul Brett son meilleur ami va lui apporter un soutien à toute épreuve.

La dernière partie du résumé (sur livraddict) n'est vraiment pas adaptée puisque Automn est la meilleure amie de la victime du viol, lorsque Victor fait des pieds et des mains pour prendre des nouvelles de Callie il se tourne vers elle et va d'abord subir un rejet violent de sa part, ce n'est que par la suite qu'ils connaîtront un rapprochement et qu'ils vont tenter de mener leur enquête.

Honnêtement ce n'est pas le roman du siècle mais j'ai tout de même passé un très bon moment. C'est un thriller qui est bien écrit et qui apporte son lot de suspens pour la jeunesse et même pour ceux qui voudraient découvrir ce genre doucement.  Victor connait une belle évolution au travers de cette histoire, les problèmes engendrés vont lui permettre de découvrir plus amplement sa famille et donc d'avoir des réponses notamment par rapport à la relation conflictuelle qu'il entretient avec sa mère.  J'avoue avoir été surprise par le dénouement, Kelley York nous offre des révélations qui valent le détour, un bon point qui dynamise l'ensemble du récit. Si vous avez envie d'un thriller doux et sans prise de tête je ne peux que vous conseiller ce livre.


vendredi 9 décembre 2016

Chambre 2

Auteur : Julie Bonnie
Editions: Belfond
Date de Parution : 2013














Une maternité. Chaque porte ouvre sur l'expérience singulière d'une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.


Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d'autres encore, compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale. Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l'hôpital.




Après avoir lu et adoré "Mon amour" ainsi qu' "Alice et les orties" il ne me restait plus que "Chambre 2" à découvrir pour avoir la bibliographe complète de Julie Bonnie. Maintenant que c'est chose faite je peux dire que j'ai adoré chacun de ses romans et que par conséquent cette auteure est dans mon top 10 des écrivains que je préfère.

Nous entrons de plein fouet en immersion avec Béatrice la narratrice de ce récit au sein de la maternité dans laquelle elle travaille en tant qu'auxiliaire de puériculture. Nous assistons à sa visite quotidienne dans la chambre des patientes, Béatrice nous dresse le portrait de chacune d'entre elles, nous conte les problèmes qu'elles rencontrent. Femmes venues avorter,  enfant mort,  déni de grossesse, baby blues... font partis de son quotidien et pourtant elle ne s'y habitue pas, à chaque fois cela lui rappelle sa propre souffrance à devoir encaisser une profession qui n'est pas faite pour elle. 

Comme nous le découvrons au fil de ses souvenirs Béatrice était danseuse nue et a sillonné les routes en camion avec sa troupe, ses 2 enfants et son compagnon, elle est nostalgique de cette vie de bohème  menée pendant tant d'année. Suite à l'éclatement de la troupe et le départ de son compagnon, il a fallu qu'elle reprenne une vie sédentaire pour continuer d'élever ses deux enfants et payer ses factures mais bien sûr lorsque l'on a connu la liberté il est difficile de reprendre un quotidien terne qui ne nous plait pas. 

Béatrice est femme qui a beaucoup de mal à s'intégrer parmi ses collègues à cause de la peur du jugement,  elle est nostalgique de son ancienne vie et a du mal à s'adapter dans son travail où l'inhumanité règne et où les soignants sont considérés comme des robots. 

Julie Bonnie nous décrit comme jamais l'envers de la maternité, on a toujours tendance à ne voir que ses bons côtés et à dire qu'avoir un enfant est le plus beau jour qu'une femme puisse vivre, que nenni à travers ce roman l'auteur remballe tous ces bons sentiments et nous dévoile aussi le pire qui est rarement dévoiler au grand jour. Ce roman est un hymne aux femmes en général et plus particulièrement aux femmes qui vivent une maternité hors normes, c'est un hymne à la liberté, à la vie de bohème et un déballage des conditions déplorables dans lesquelles nous sommes tous amenés à travailler un jour ou l'autre...

mardi 6 décembre 2016

Ne les crois pas

Auteur : Sebastian Fitzek
Editions: Le Livre de Poche
Date de Parution : 2011














"Ils te diront que le suis morte" ! Yann May, célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l'entend dire: "Ne les crois pas. Quoi qu'ils te disent, ne les crois pas... " Alors qu'il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt... Quoi qu'ils te disent... Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d'en finir. Mais, alors qu'elle s'apprête à passer à l'acte, un de ses collègues vient la chercher pour l'emmener dans une station de radio. Un forcené s'est retranché dans un studio et menace d'abattre un à un ses otages. ... 


La première fois que j'ai lu Thérapie de Sebastian Fitzek, cela a été une vraie révélation,  un gros coup de coeur si bien qu'à chaque fois que je croise un nouveau thriller de cet auteur je ne me fais pas prier, je le prends ! Bref trêve de blabla passons à mon avis.

Yann May est prêt à tout pour retrouver sa dulcinée, même à organiser une grosse prise d'otage dans les locaux d'une station de radio connue du grand public. La règle est simple Yann appelle les auditeurs, pose une question, s'ils répondent mal un otage est abattu. Ira Samin se voit attribuer le rôle de négociatrice et doit user d’ingéniosité pour éviter le massacre, difficile lorsque l'on est soi même au bord du suicide...

Sebastian Fitzek nous propose un huis clos haletant, la psychologie très détaillée des protagonistes qui mènent la danse est assez impressionnante en effet Yann et Ira sont deux individus écorchés vifs, nous n'avons aucun mal à comprendre leur ressenti, malgré leurs vices dès le départ nous savons qu'ils ne sont pas aussi mauvais qu'ils n'y paraissent. L'évolution de l'intrigue est assez incroyable, au début nous partons sur un jeu machiavélique et finalement même si les otages ont l'épée Damoclès au dessus de leurs têtes et que l'atmosphère est angoissante Yann et Ira vont inconsciemment s'aider mutuellement en négociant ce qui est assez surprenant, je l'avoue. Pendant  ce temps là les recherches pour retrouver Léoni prennent de l'ampleur, nous avons affaire à des révélations assez surprenantes mais pas inattendues puisqu'au vu du résumé on peut s'en douter.

Cette enquête peut être qualifiée de fourmilière géante, cependant l'auteur nous a habitué à plus de pression alors j'aurai tendance sans être déçue à en redemander, ce qui est sûr c'est que le duo Yann - Ira vaut le détour, une négociation lors d'une prise d'otage qui se transforme en une séance de psychothérapie, c'est assez inattendu mais vraiment bien vu ! L'écriture quant à elle reste exquise à chaque fois c'est un vrai plaisir de retrouver les romans de Sebastian Fitzek, l'emprise psychologique est toujours au rendez-vous et ça j'adhère totalement.

dimanche 4 décembre 2016

Positive

Auteure : Paige Rawl
Editions: Hachette
Date de Parution : 2016




Un grand merci à Netgalley et aux éditions Hachette.









Paige Rawl est une adolescente rayonnante. Pom-pom girl, footballeuse, excellente élève, tout semble lui réussir. Jusqu’au jour où elle révèle son secret à sa meilleure amie : elle est séropositive, sa mère lui a transmis le HIV. Dans les heures qui suivent, le harcèlement commence. Ses camarades laissent des mots cruels dans son casier. Ils chuchotent sur son passage. Paige ne s’est jamais sentie aussi seule. Pour la première fois, elle ne sourit plus. Cela aurait pu être la fin de son histoire. Mais cela en était le début.


Lorsque j'ai découvert ce livre sur le blog de Bénédicte du blog Un monde livresque que vous pouvez visiter ici, j'ai eu très envie de découvrir ce témoignage.

Paige revient sur son enfance heureuse malgré la présence de la maladie, en effet celle-ci n'a jamais été une entrave à son  bonheur, au contraire elle faisait partie de son quotidien. Puis est arrivée l'entrée au collège, un nouvel environnement, de nouvelles amitiés qui se lient, en faisant confiance à sa meilleure amie Paige va lui révéler qu'elle est porteuse du VIH, une révélation qui va se retourner contre elle quelques heures plus tard, elle sera la proie de tous ses camarades.

Un témoignage révoltant qui démontre à quel point la bêtise humaine n'a pas de limite. Il est toujours plus facile d'appliquer la politique de l'autruche plutôt que de s'informer pour comprendre et ainsi éviter des souffrances inutiles. Après avoir terminer ma lecture je suis restée bouche bée, devant tant de méchanceté, d'irrespect,  et d'idiotie. De la part des élèves le harcèlement est une situation épouvantable et inexcusable mais que dire vis à vis des pédagogues qui n'ont pas bouger le petit doigt et qui en plus n'ont pas hésité à défendre les bourreaux?  Une situation malheureusement courante qui me fait penser que le système scolaire dans l'ensemble n'est pas apte à faire face à toutes les situations ce qui est bien regrettable surtout à notre époque.

Après tant d'obscurité, un peu de lumière Paige a su refaire surface en liant de nouvelles amitiés, en changeant d'établissement scolaire en rencontrant des jeunes avec le même souci de santé qu'elle, toutes les démarches qu'elle a entreprises lui ont permis de positiver et de ne plus se sentir seule. Son témoignage est une vraie source d'espoir pour nous tous et plus particulièrement pour des personnes qui vivraient une situation similaire, une grand bravo à elle !