dimanche 25 juin 2017

L'héritage des jumeaux diaboliques

Gareth P.JONES
Jeunesse
Editions Bayard Jeunesse
Parution : avril 2016
394 pages













Les jumeaux Lorelei et Ovide Spleenspick ne sont pas des enfants comme les autres. Ils habitent un sinistre manoir, ne vont pas à l’école et sont les héritiers d’une immense fortune. Mais surtout, ils essayent de entre-tuerds depuis leur plus tendre enfance !

Un beau jour, ils se décident enfin à faire la paix. Pourtant, les tentatives d’assassinat continuent. Qui d’autre aurait intérêt à se débarrasser d’eux ?



Dans cette période où je manque cruellement de temps pour lire et pour rédiger mes chroniques, je me suis dit qu'un peu de jeunesse allait faire du bien à mon rythme de lecture et bingo ce fût un excellent moment immersif au cœur de ce manoir sinistre et de ses secrets de famille à en perdre la tête.


Si vous aussi vous avez adoré la famille Adams alors vous allez adorer Les jumeaux Spleenspick, ils ne sont pas mignons, ils sont diaboliques, chez eux la joie de vivre n'existe pas tout est sombre, glauque la mort est leur meilleure compagne de jeu et de vie tout simplement voici une histoire démoniaque ! 

Malgré l'esprit de malveillance qui règne chez Lorelei et Ovide, on ne peut pas s'empêcher de leur trouver un côté attachant au vu de leur histoire familiale. Lorsque les jumeaux décident de mettre fin à toutes les tentatives d'assassinat qu'ils ont pris un malin plaisir à organiser tout au long de leur enfance, ils décident de coucher cet accord sur le testament familial, c'est simple après la signature, si l'un intente à la vie de l'autre il perd son héritage. Pour ce faire le notaire de la famille doit intervenir chez eux pour faire l'inventaire de tous leurs biens mais alors que le notaire est en plein travail et que la vie aurait dû reprendre son cours, les tentatives d'assassinat contre les jumeaux Spleenspick se perpetuent...

Les péripéties de Lorelei et Ovide sont entraînantes et captivantes, si vous avez peur de manquer d'action avec ce livre, détrompez-vous, il y'en a à gogo et à toutes les sauces : ballades, explorations, découvertes, chutes, explosions de quoi nous tenir en haleine, l'ambiance est à couteaux tirés et nous file par moment la chair de poule. Et puis vient le moment tant attendu des révélations qui représentent un puzzle géant dans lequel les pièces se rassemblent petit à petit jusqu'à obtenir la vérité.

Moi qui étais plus ou moins fâchée avec ce genre de littérature à cause de nombreuses déceptions, j'avoue avoir été emportée par ce récit complètement glauque, ce merveilleux moment que m'a procurée ma lecture m'encourage fortement à me réconcilier avec la littérature jeunesse, bien sûr si vous êtes dans le même cas que moi faites en autant vous verrez c'est génial ! 

lundi 12 juin 2017

Lady Killer, tome 1 : À couteaux tirés

Joëlle Jones & Jamie S.RICH
COMICS
Editions Glénat
Parution : juin 2016
144 pages














Deux filles blondes comme les blés, un job de vendeuse de cosmétiques à domicile, un mari occupé qui rentre tard du travail... en apparence, Josie Schuller a tout de la mère de famille idéale. Mais elle a un secret : c’est aussi la plus impitoyable des tueuses à gage ! Josie partage son quotidien entre l’entretien de son petit foyer irréprochable et l’exécution d’assassinats de sang-froid pour de dangereux commanditaires. Mais son idée du parfait rêve américain risque bien de se briser lorsque c’est elle qui se retrouve dans la ligne de mire...


Il ne m'a pas fallu longtemps pour craquer pour ce comics qui avouons-le est irrésistible lorsque l'on regarde la couverture, le titre accrocheur et le résumé qui en dit long sur ce qui nous attend, on ne peut pas repartir sans la marchandise :p.

Attention les yeux, l'héroïne de cet ouvrage à un tempérament de feu. Josie Schuller est le genre de personnage marquant que l'on prend plaisir à suivre et que l'on aime malgré ses pratiques douteuses. Josie a plusieurs cordes à son arc, elle est déterminée et elle n'a peur de rien, c'est ce que l'on remarque au fil de ses péripéties, Josie n'a pas froid aux yeux et elle le fait bien savoir !


 

En mettant en scène ce personnage haut en couleur, l'auteure s'attaque à des conventions sociales bien ancrées dans la culture populaire, elle les met KO et les piétine, qui a dit qu'une femme n'avait pas de libre arbitre et qu'elle n'était pas puissante? Mieux vaut que cette personne ne se mette pas au travers du chemin de Lady Killer, ça pourrait faire mal ! Que pouvons-nous retenir de cette histoire? Que les apparences sont trompeuses et que derrière une personne en apparence tout à fait banale avec une vie bien rangée peut cacher bien des choses, après avoir fait connaissance avec Josie, vous ne verrez plus les femmes au foyer de la même manière, c'est décapant.

De magnifiques planches accompagnent l'histoire, des traits de crayons qui permettent d'illustrer la vie percutante de notre protagoniste, cette ménagère des années 50 qui en a dans le ventre.



vendredi 2 juin 2017

Le châle de Marie Curie

Déborah LEVY-BERTHERAT
Roman contemporain
Editions RIvages
Parution : mai 2017
135 pages














Deux femmes partagent, le temps d'une nuit, une chambre d'hôpital. L'une est kabyle et musulmane, l'autre française et juive : tout les sépare sauf leurs cancers, qui sont les mêmes. Au cours de la nuit, par les paroles et les silences, le passage des soignants et des proches, elles vont se découvrir, se rencontrer. Leurs histoires se tissent, leurs fantômes se croisent, comme celui de Marie Curie, qui hante l'hôpital


Un grand merci à la masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a tapée dans l'oeil dès sa sortie, par son titre mais aussi par le sujet traité. Alors bonne ou mauvaise surprise? 

Nous allons accompagner durant une soirée et une nuit deux femmes de confessions religieuses différentes. Kahina est Kabyle et Musulmane, Elsa est Française et Juive, rien n'était fait pour qu'elles se rencontrent, elles n'ont qu'une chose en commun la maladie.

C'est à l'institut Curie de Paris que les deux femmes se rencontrent, tout les oppose Kahina a une grande famille qui ne la lâche pas d'une semelle, elle est joviale et expansive Elsa quant à elle est une femme réservée et solitaire, très discrète elle dessine et écoute de la musique  tout en pensant à sa nièce qu'elle chérit.

D'une écriture simple et subtile Déborah Lévy-Bertherat nous offre le portrait de deux femmes qui vont se livrer et échanger sur leurs vies, leurs coutumes le temps d'une nuit avant de se retrouver face à leur sort au petit matin. Les masques tombent, toutes les deux ont le même but : affronter la maladie qui elle n'a ni religion ni nationalité.

Un récit poignant qui nous pousse à une réflexion sur nous-même et sur notre vision de la vie, cependant j'ai trouvé que le récit manquait dans l'ensemble de profondeur, j'aurais aimé que les deux femmes aillent plus loin dans leurs discussions, qu'elles se dévoilent un peu plus que leurs religions soient mises face à face pour qu'il y' ait un échange beaucoup plus enrichissant.