vendredi 2 juin 2017

Le châle de Marie Curie

Déborah LEVY-BERTHERAT
Roman contemporain
Editions RIvages
Parution : mai 2017
135 pages














Deux femmes partagent, le temps d'une nuit, une chambre d'hôpital. L'une est kabyle et musulmane, l'autre française et juive : tout les sépare sauf leurs cancers, qui sont les mêmes. Au cours de la nuit, par les paroles et les silences, le passage des soignants et des proches, elles vont se découvrir, se rencontrer. Leurs histoires se tissent, leurs fantômes se croisent, comme celui de Marie Curie, qui hante l'hôpital


Un grand merci à la masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a tapée dans l'oeil dès sa sortie, par son titre mais aussi par le sujet traité. Alors bonne ou mauvaise surprise? 

Nous allons accompagner durant une soirée et une nuit deux femmes de confessions religieuses différentes. Kahina est Kabyle et Musulmane, Elsa est Française et Juive, rien n'était fait pour qu'elles se rencontrent, elles n'ont qu'une chose en commun la maladie.

C'est à l'institut Curie de Paris que les deux femmes se rencontrent, tout les oppose Kahina a une grande famille qui ne la lâche pas d'une semelle, elle est joviale et expansive Elsa quant à elle est une femme réservée et solitaire, très discrète elle dessine et écoute de la musique  tout en pensant à sa nièce qu'elle chérit.

D'une écriture simple et subtile Déborah Lévy-Bertherat nous offre le portrait de deux femmes qui vont se livrer et échanger sur leurs vies, leurs coutumes le temps d'une nuit avant de se retrouver face à leur sort au petit matin. Les masques tombent, toutes les deux ont le même but : affronter la maladie qui elle n'a ni religion ni nationalité.

Un récit poignant qui nous pousse à une réflexion sur nous-même et sur notre vision de la vie, cependant j'ai trouvé que le récit manquait dans l'ensemble de profondeur, j'aurais aimé que les deux femmes aillent plus loin dans leurs discussions, qu'elles se dévoilent un peu plus que leurs religions soient mises face à face pour qu'il y' ait un échange beaucoup plus enrichissant.



1 commentaire:

  1. L'idée est excellente à la base mais le manque de profondeur que tu soulèves est vraiment dommage. C'est un genre de récit qui ne doit pas faire dans la demi-mesure je trouve

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